Doru Mihăescu, La Bucovine et la Bessarabie, traduction francaise par C. Grecescu, Maison d Editon de la Fondation Culturelle Roumaine/Argumente, Bucarest, 1998
I. Introduction
2.
16 (...) A l`etranger, par exemple a Byzance, on appelait les deux pays Vlahii „pays des Vlaques” (des Roumains)(3).
17 (...) Notons que l`etnhonyme vlah, egalement utilise par les Byzantins et les Slavs meridionaux(6) comme generique de tous les Roumains, ceux de l interieur et ceux de l exterieur de l`arc carpatique, ceux du nord et ceux du sud de Danube et l`hydronime Moldova, qui des la fondation de la principaute respective fut adopte pour nom partant d une preference pour le critere geographique, representent dans le premier cas un mot d`origine celtique entre dans la langue roumaine par la filiere germanique, dans le second cas un nom d`origine germanique(7).
Fontes historiae Daco-Romanae IV. Scriptores et acta Imperii Byzantini saeculorum IV-XV. Ediderunt Haralambie Mihăescu, Nicolae Șerban Tanașoca, Tudor Teutoi, Bucarest, 1982, pp. 118-119, 164-165, 166-167, 172-173, 174-175... 250-251, 262-263, 442, 443, 448-449.
6 = Fontes historiae Daco-Romanae IV. Scriptores et acta Imperii Byzantini saeculorum IV-XV. Ediderunt Haralambie Mihăescu, Nicolae Șerban Tanașoca, Tudor Teutoi, Bucarest, 1982, pp. 24-25, 84-85, 114-115, 116-117, 162-163, 180-181, 348-349, 452-453
Bălgarski etimologicen pecnic. Săstavili Bl. Georgiev, Iv. Găldov, I. Zaimov, Ct. Ilcev, tome I, Sofia, 1971, p.163-164.
Petar Skok, Dictionnaire etimologique de la langue croate ou serbe. Redacteurs Mirko Deanovici et Ljudevit Jonke. Colaborateur Valentin Putanec, tome trois, Zagreb, 1973, p. 606-609.
7 = A l`origine du premier se trouve l`ethnonyme celtique Volcue (comp. avec l actuel Wales), passe dans l`ancien allemand *walxa „Celte romanise”, pour devenir dans l`ancien haut-allemand walh, walah et dans le moyen haut-allemand Walch, „personne de lignee romane, italien ou francois”.
3.
17 (...) la Transylvanie, partie principale de l ancienne Dacie romaine qui compte le grand nombre d inscriptions latines(9) et atteste, de ce fait, un processus de romanisation d autant plus avance.
4.
18 (...) L expansion ottomane se manifeste des le fin de la XIVe siecle, affectant pour commencer la principaute sud-carpathique, vu sa position geographique plus accesible. Apres un opposition dont la duree et l intensite ont ete determinee par un ensemble de facteurs interieurs et etrangers, la suzerainite de la Porte a fini par s imposer, entraînant dans son sillage l administration turque directe de plusieurs villes et territoires adjacente des deux principautes: Chilia, Cetatea Albă, Tighina, Hotin, et au sud Brăila, Giurgiu, Turnu. C est justement pourquoi - mais aussi en raison de certaines considerations strategiques - les Tatars, allies naturels des Turcs, y trouveront leur recompense, recevant a des fins de colonisation un coin de terre annexe par les Turcs en 1538 dans le sud-est de la Moldavie et designe du fait de sa configuration sous le nom de Bugeac „angle, coin” (<tc. Bucak idem).
7.
20 (...) (des premises encore plus favorables que celles du contexte de la guerre russo-turque de 1806-1812 se sont affirmees plus tard pour une telle evolution). (...) Leur communs efforts conduisirent a l`eclosion, sous la symbolique suzerainete ottomane de plus en plus alanguie, d une nouvelle structure etatique, plus forte, plus solide face aux dangers, portant un nom derive de celui qui seul ce peuple latin a conserve a travers les siecles: România (<român <lat. romanus).
Notes
9 = H. Mihăescu, La langue latine dans le Sud-Est de l`Europe, Bucarest-Paris, 1978, p. 157-168 (et la carte no. VII, p. 150).
15 = A cette guerre russo-turque, portee sur le territoire de l`actuelle Bulgarie ( a l epoque partie de l`Empire ottoman), la Roumanie devait participer depuis l`ete de 1877, meme si la Convention roumano-russe de Livadia, conclue le 4 avril 1877, ne provoyait pas l`entree en guerre des Roumains. Leur intervention porta le secteur occidental du front, impliquant la zone voisine de la localite Pleven (Plevna), ainsi que plusieurs autres localites du bord-ouest de la Bulgarie, ou se dressent des ouvrage de fortifications particulierement solides exigeant des combats tres durs pour leur conquete.
2.
16 (...) A l`etranger, par exemple a Byzance, on appelait les deux pays Vlahii „pays des Vlaques” (des Roumains)(3).
17 (...) Notons que l`etnhonyme vlah, egalement utilise par les Byzantins et les Slavs meridionaux(6) comme generique de tous les Roumains, ceux de l interieur et ceux de l exterieur de l`arc carpatique, ceux du nord et ceux du sud de Danube et l`hydronime Moldova, qui des la fondation de la principaute respective fut adopte pour nom partant d une preference pour le critere geographique, representent dans le premier cas un mot d`origine celtique entre dans la langue roumaine par la filiere germanique, dans le second cas un nom d`origine germanique(7).
Fontes historiae Daco-Romanae IV. Scriptores et acta Imperii Byzantini saeculorum IV-XV. Ediderunt Haralambie Mihăescu, Nicolae Șerban Tanașoca, Tudor Teutoi, Bucarest, 1982, pp. 118-119, 164-165, 166-167, 172-173, 174-175... 250-251, 262-263, 442, 443, 448-449.
6 = Fontes historiae Daco-Romanae IV. Scriptores et acta Imperii Byzantini saeculorum IV-XV. Ediderunt Haralambie Mihăescu, Nicolae Șerban Tanașoca, Tudor Teutoi, Bucarest, 1982, pp. 24-25, 84-85, 114-115, 116-117, 162-163, 180-181, 348-349, 452-453
Bălgarski etimologicen pecnic. Săstavili Bl. Georgiev, Iv. Găldov, I. Zaimov, Ct. Ilcev, tome I, Sofia, 1971, p.163-164.
Petar Skok, Dictionnaire etimologique de la langue croate ou serbe. Redacteurs Mirko Deanovici et Ljudevit Jonke. Colaborateur Valentin Putanec, tome trois, Zagreb, 1973, p. 606-609.
7 = A l`origine du premier se trouve l`ethnonyme celtique Volcue (comp. avec l actuel Wales), passe dans l`ancien allemand *walxa „Celte romanise”, pour devenir dans l`ancien haut-allemand walh, walah et dans le moyen haut-allemand Walch, „personne de lignee romane, italien ou francois”.
3.
17 (...) la Transylvanie, partie principale de l ancienne Dacie romaine qui compte le grand nombre d inscriptions latines(9) et atteste, de ce fait, un processus de romanisation d autant plus avance.
4.
18 (...) L expansion ottomane se manifeste des le fin de la XIVe siecle, affectant pour commencer la principaute sud-carpathique, vu sa position geographique plus accesible. Apres un opposition dont la duree et l intensite ont ete determinee par un ensemble de facteurs interieurs et etrangers, la suzerainite de la Porte a fini par s imposer, entraînant dans son sillage l administration turque directe de plusieurs villes et territoires adjacente des deux principautes: Chilia, Cetatea Albă, Tighina, Hotin, et au sud Brăila, Giurgiu, Turnu. C est justement pourquoi - mais aussi en raison de certaines considerations strategiques - les Tatars, allies naturels des Turcs, y trouveront leur recompense, recevant a des fins de colonisation un coin de terre annexe par les Turcs en 1538 dans le sud-est de la Moldavie et designe du fait de sa configuration sous le nom de Bugeac „angle, coin” (<tc. Bucak idem).
7.
20 (...) (des premises encore plus favorables que celles du contexte de la guerre russo-turque de 1806-1812 se sont affirmees plus tard pour une telle evolution). (...) Leur communs efforts conduisirent a l`eclosion, sous la symbolique suzerainete ottomane de plus en plus alanguie, d une nouvelle structure etatique, plus forte, plus solide face aux dangers, portant un nom derive de celui qui seul ce peuple latin a conserve a travers les siecles: România (<român <lat. romanus).
Notes
9 = H. Mihăescu, La langue latine dans le Sud-Est de l`Europe, Bucarest-Paris, 1978, p. 157-168 (et la carte no. VII, p. 150).
15 = A cette guerre russo-turque, portee sur le territoire de l`actuelle Bulgarie ( a l epoque partie de l`Empire ottoman), la Roumanie devait participer depuis l`ete de 1877, meme si la Convention roumano-russe de Livadia, conclue le 4 avril 1877, ne provoyait pas l`entree en guerre des Roumains. Leur intervention porta le secteur occidental du front, impliquant la zone voisine de la localite Pleven (Plevna), ainsi que plusieurs autres localites du bord-ouest de la Bulgarie, ou se dressent des ouvrage de fortifications particulierement solides exigeant des combats tres durs pour leur conquete.
II. De Bucovina „hetraie” a Bucovina „partie importante de l`ancienne Haute Moldavie”
Apercu historique
2.
29 En effet, avec l`accord, sinon sur l`instigation des puissances occidentales et des patriotes polonais, suite a refuse de la Russie de rappeler ses troupes stationnees en Pologne, la Porte declancha en octobre 1768 le troisieme conflit russo-turc du XVIIIe siecle (apres ceux de 1711 et de 1735-1739). (...)
Profitant d`une part de la faiblesse militaire des Turcs et d`autre part de la duplicite des princes phanariotes, Gregoire Callimachi de Moldavie (3) et Gregoire III Ghica de Valachie, les Russes s`empararent de plusieurs regions des pays respectifs.
30 (...), a Bucarest les habitants chasserent et mailtraterent les Turcs. (...) Enfin, lors de la bataille de Silistra en 1773, aux cotes des Russes combattirent egalement des Roumains de Valachie, Moldavie et Transylvanie.
3 = Que des 1769, donc encore en pleine guerre, allait payer de sa vie cette prise de position (moins dissimulee que celle de Gregoire III Ghica), les Turcs l`accusant de haute trahison.
4.
31 (...), la cour de la Vienne adopte quelques mesures speciales (..., creation d`un „cordon militaire” sur les frontieres des provinces sous suzerainete ottomane, ....) et signa, le 6 juillet 1771, un traite secret avec la Porte. Ce traite d`un rare machiavellisme stipulait, en vertu de l`amitie, du bon voisinage, de l`affection, de la cordialite et ainsi de suite, qu`alarmee par la duree de la guerre entre la Sublime Porte et la Russie, Vienne prenait elle aussi des mesures en prevision de la guerre, une guerre toutefois non a propres frais, mais a ceux de la Porte(7). Reconnaissante, la Sublime Porte lui offrir de ceder la Petite Valchie(8), en acceptant egalement des rectifications de frontiere entre Transylvanie et la Valachie d`un cote, la Transylvanie et la Moldavie d`un autre cote, sous pretexte que depuis des annees les habitants des lieux n`arretaient pas d`en troubler la paix(9).
7 = „Article premier. La Sublime Porte payera a la Cour Imperiale pour frais de preparatifs de guerre vingt mille bourses dargent, dont chacune sera de cinq cents piastres”. (Documente privitoare la istoria românilor recueillis par Eudoxiu Hurmuzaki. Volume VII (1750-1818), București, 1876, p. 87)
8 = „Article deuxieme. La Sublime Porte pour temoigner sa gratitude et reconnaisance parfaite des procedes genereux, qui ont ete manifestes de la parte de la Leurs Majestes Imperiale et Imperiale Royale Apostolique, leur remettra de plein gre et leur cedera en don toute la partie des dependances de la Province de Valachie, qui se trouve bornee dun cote par les frontieres de la Transylvanie et du Banat de Temeswar, d`un autre cote par le Danube, et de lautre cote par la riviere Olt, et la Cour Imperiale exercera de plus la superiorite sur la riviere Olt”(Hurmuzaki, VII, p. 87).
9 = Ibidem.
5.
31 (...) Qui plus est, elle la Russie accepte que l`Autriche ait sa part dans le partage de la Pologne et qu`elle face l`office de mediateur des pourparlers de la paix avec les Turcs(11).
11 =
6.
32 (...) Des le 3 fevrier 1773 le baron Franz von Thugut, l`ambassadeur a Istanbul de l`Empire autrichien, parlait dans son rapport adresse aux chancelier von Kaunitz (...). Il reclamait une carte plus detaillee (que l`ebauche deja recue), englobant non seulement la tranche du pays qui sera annexee, mai aussi les contrees voisines et le reste de la province moldave qui restera sous les Turcs.
7.
33 (...) Il s`agit du contexte ne de la guerre russo-turque, avec les defaites ottomanes qui en decoulerent, du traite austro-turc du 6 juillet 1771, avec l`Autriche comme mediateur de la paix entre les deux belligerants, du partage de la Pologne assurant a la Russie un „gain” satisfaisant pour le moment.
8.
34 (...) L`Etat destine au sacrifice, trop petit, trop pauvre, trope retarde par rapport au puissant Empire, si grand, si riche, si avance, etant pratiquement depourvu de toute sa force militaire du fait de son assersivissement par les Turcs, ne pouvait opposer aucune resistance (...). (...) Quant a la Turquie, sa situation ne lui permettait guere de s`y opposer: tout comme le cas de la cession de l`Oltenie, elle etait reduit a transgresser les clauses des Capitulations conclus avec les Pays roumains qui lui interdisaient d`accepter des concessions territoriales a leur depens et satisfaire quand meme aux pretentions de la cour de Vienne.
10.
35 (...) Le baron Thugut, ambassadeur de la cour de Vienne a Istanbul, achete le soutien de Jakovaki Rizo, le beau-pere de Gregoire III pour la somme de 1.000 ducats. Comme Rizo etaient l`agent diplomatique aupres de la Sublime Porte du-dit Gregoire III Ghica, prince de Moldavie, l`ambassadeur autrichien s`assurait de la sorte l`obtention de quelques secrets concernants la situation en Moldavie et les intentions du prince(22).
36 (...) Mentionnons dans ce sens le „reis effendi” (ministre des affaires etrangeres) Ismail Raif Bey, qui recut un long couteau dor, le fourreau dore serti de brillants et avec une montre encastre. Voir la description detaillee de ce objet, commande a un artisan viennois, dans la lettre de Thugut adresse le 3 juillet 1775 au chancelier von Kaunitz. De son cote, le haut commissaire Mehmet Tahir Aga recevait 1.000 ducats, suivis de 3.100 piastres (des sommes d`argent moins ont ete distribuees aux dignitaires turcs de second rang)(23). (...)
Une autre lettre de Kaunitz a Thugut, datee du 20 juin 1775, assure que le presence dun seul commissaire turc (Tahir Aga) a la commission appelle a fixer la frontiere entre le territoire annexee et la Moldavie represente un motif de satisfaction, car il est plus facile de traiter avec une une seule personne accessible aux moyens de corruption(25).
25 = „... sondern sehen vielmehr gerne, dasz nur ein einziger Turkischer Commisarius abgesendet werde, wiel dieser allemal leichter als mehrere zugleich zu behandeln und mit Geschenken zu gewinnen seyn wird”(Hurmuzaki, VII, p. 187).
11.
36 Nous avons parle du fait que les victoires russes au cours de guerre contre les Turcs etaient favorisees dans une certaine mesure aussi par la duplicite des princes phanariotes Gregoire Callimaque de Moldavie et Gregoire III Ghica de Valachie.
Accuse de trahison, le premier fu depose et decapite par les Turcs des 1769, peu apres le debut de la guerre.(...) A la fin de la guerre conclue par la paix de Koutchouk-Kainargi, il [Ghica] allait recuperer le trone, cette fois-ci en Moldavie, grace a l`intervention de l`imperatrice, ainsi qua celle de l`ambassadeur de la Prusse a Istanbul. Le firman le consacrant fut signe par le sultan le 28 septembre 1774(27), malgre l`opposition de la cour de Vienne qui venait justement d`imposer Alexandre Ypsilanti en Valachie(28).
Devenu prince regnant de la Moldavie, Gregoire Ghica s`est declare fermement contre l`expansion autrichienne, mettant tout en ouvre pendant la duree des negociations turco-autrichienne qui portaient sur la delimitation du territoire annexee afin de reduire autant que possible la perte territoriale. Protestant contre l`entree des troupes imperiales dans le nord de la Moldavie, a l`instar des boyards qui l`avaient deja fait avant son avenement du trone(29), il adressa au sultan un memoire date du 4 janvier 1775, elabore par le Divan. Il s`agit d`un expose qui non seulement desapprouvait avec fermete cette entreprise, en blamant l`incapacite de la Porte d`honorer, en tant que puissance suzeraine, ses devoirs de garantir l`integrite territoriale de ceux qui payent leur tribut (conformement aux anciennes capitulations), mais menacait aussi en precisant que „si le sultan, contrairement aux previsions generales, n`embrassait pas la cause de la province soumisse a sa suezerainete, les Moldaves se trouvaraient dans un grand dilemme, ne sachant de quels moyens se servir pour ecarter le danger; s`ils devraient essaye par eux-memes la sauvegarde, par leur propres forces ou, n`etant pas proteges par leur souzerain, cherche appui aupres dune autre puissance etrangere”(30).
38 Mais cette menace de recourir a la protection d`une autre puissance etrangere (celle de la Russie, comme de juste), corroboree avec les informations et l`avertissements en ce sens adresses deja auparavant par l`Autriche a la Porte(31), s`y ajoutant aussi les soupcons concernant le veritable position de celui revenu sur le trone, une fois rentre de Petersbourg et grace aux pressions de Catherine II, allaient lui etre fatals. Abandonne par les Russes quil avait servis, mal vus des Autrichiens qui ne cessaient de le considerer comme feal aux Russes, ayant transgresse par ailleurs les limites de ce que les Turcs pouvaient considerer comme admissible, il se retrouva confronte egalement a une conspiration des hauts dignitaires du pays. (...)
(...) dans une succinte chronique de lepoque due a la famille Sion: „En l`an 1777, le 1er octobre, un capigi-bașa est venu avec lordre de la Porte et banni Gregoire Ghica le Voivode et a trois heures et demie de la nuit on a lui tranche la tete dans sa maison de Beilic; (...) Et sa Dame et les princes furent pris et emmenes a Tsarigrade, o, malheur a eux! Et ce Turc-la demuera ici a Iasi un mois et demi. Puis est venu Constantin Morouzi comme voivode, en novembre 24, en tout hate, pour son premier regne en Moldavie (...). Et ce Gregoire Ghica le voivode et devenu traître en faisant confiance aux Moscovites;(...)”
12.
39 Cette fin tragique est un grand retentissement dans la literature de l`epoque aussi: des dizaines de copies manuscrites difusserent au moins quatre variantes de vers de facture populaire intitules pour la plupart „Vers sur Son Altesse Gregoire Ghica le Voivode” (Stihuri asupra Măriei Sale Grigore Ghica Voievod)(35). Elle a inspire aussi la premiere piece de theatre originale en roumain attestee jusqu`a present, intitulee „Meutre de Gregoire Ghica le Voievode de Moldavie - recit tragique” et atribuee selon toute probabilite au Transylvain Samuil Vulcan(36).
13.
40-1 (...) Donc: „Noi, Maria Tereza cu mila lui Dumnezeu a Rîmului împărăteasă, văduvă crăiască de la Țara Ungurească, Buhamiia, Dalmația, Cruațiia, Șlavonia, (...).
(...) Fiind între a noastră preaînălțată curte și între strălucitoarea turcească poartă, prin una în trecutul anu adunată comisie, la care de la amândoao curțile au fost trimiși plinipotinți sau vichili, adecă despre partea noastră pe gheneral feldmareșal leitnan baron Barco și despre partea turcească pe Tahir Aga, hranița între Țara Moldovei, dimpreună și partea ce iaste sub stăpânirea Cetății Hotinului, a raelei turcești și între aceea ce acum se numește Bucovina Districtu, (...).
(...) S-au dat în Cernăuți, (...).
Și s-au tipărit în Tipografia Episcopiei Blajului, din Ardeal, 1777, august, 27. Splenii”
16.
52 (...) C`est ainsi qu`un ouvrage academique de cette historiographie [sovietique] nous apprend que des la seconde moitie du XVe siecle, dans les documents d`epoque le terme Bucovina designait „une region historico-geographique distincte”, une region qui pendant la premier moitie du XVIe siecle tombera avec la Moldavie sous les Turcs.
51 = (...) („(...) Pendant la premiere moitie du XVIe siecle, Bucovina avec la Moldavie sont tombees sous la domination de la Turquie des sultans”) Cette est reproduite dapres Istoria Ucrainscoi CCR, tom vtoroi, Kiev, 1982, p. 67, (...).
23.
62 (…) Erasme Otwinowski, Le journal dune ambassade polonaise chez les Turcs en 1557 (qui dut, comme de juste, traverser la Moldavie pour se rendre a Istanbul): „(...)”.
Andre Taranowski, Relation d`un voyage a travers la Moldavie effectue en 1570, a titre d`un ambassadeur de la Pologne a Constantinople: „Comment j`ai voyage de la Pologne vers Constantinople, a travers la Moldavie, (...).”
64 (...) Samuel Twardowski, La magnifique ambassade de lilustrissime duc Christophore de Zbaraz... envoye de Sigismond III, roi de Pologne et de Suede, vers le tres puissant sultan Mustapha, l`empereur turc: „(...) le malhereuse Țuțora [ou les Polonais qui soutenaint les pretentions de Gaspar Graziani au trone de la Moldavie furent vaincus par les Turcs en 1620 - n. a.] (...)”.
67 (...) Le journal de l`ambassade polonaise a la Porte de l`an 1700 (en vue de ratification du traite de Karlowitz de 1699): „(...)”.
24.
70 (...) Johann Christoph Gatterers, dans son compendium de geographie de 1793 definissait la Bucovine comme l`angle nord-ouest, accidente et boise de la Moldavie, situe a la frontiere avec la Galice et la Transylvanie, annexee par l`Autriche en vertu du traite frontalier avec les Turcs conclu en 1777(114).
25.
71 (...) Ortographie Bukowina, le toponyme en question figure sur un carte de 1744. Il s`agit de la carte intitulee Carte de Hongrie en general, contenant selon la division ancienne et methodique la Hongrie en particulier, la Croatie, la Dalmatie, la Bosnie, la Servie, la Bulgarie; la Principaute de Transylvanie, les Despotats de Walachie et de Moldav; le tout dresse sur le pied de l`ancienne et de la nouvelle Geographie par Mons. I. M. Hasius, Profess des Mathemat. (la carte no 15).
Un quart de siecle plus, le meme I. M. Hasius faisait paraître en 1769 une carte intitulee Tabula Geographica continens Despotatus Walachiae atque Moldaviae, Provinciam Bessarabiae sub clientela Turcica, (...). (la carte no 17)
72 (...) C`est le cas de la carte de Rizzi Zanoni, Principati di Moldavia e Vallachia tratti delle Carte dell`Impero Ottomano..., parue a Venise en 1782. Ainsi que son titre indique, cette carte repose sur d`autres cartes plus anciennes de l`Empire Ottoman. La meme remarque sappllique a la carte de Tomas Lopez, Mapa Geografico de la Turquia Europea, segun les mejores mapas, viages y noticias, parue a Madrid en 1784 (les cartes nos 23 et 24).
73 (...), bien que dans la carte anterieure de trois ans [1801] du meme auteur [John Cary], intitule A New Map of Turkey in Europe divided into its Provinces, from the Best Authorities figurent le nom et la nouvelle frontiere issus a la suite des negociations austro-turques (les cartes nos 32 et 31a).
26.
74-5 (...) Nous avons aussi une autre carte, egalement de 1774, mentionee par l`ambassadeur Thugut dans son memoire adresse a la Porte apres le 7 fevrier 1775. C`etait une carte probablement identique a celle trouve par M. Popescu-Spineni en 1937 a la Bibliotheque d`Etat de Berlin, consideree par l`auteur de la decouverte comme un document destinee a prouver au moyen de faux a la Porte que le territoire qui allait etre annexe etait limitee (les 10.441 km2 figurait seulement de moitie dans le format de la carte)(122).
27.
75 (...) Ms. roum 158 BAR [l`Histoire d`Erotocrite]. Au f. 128v, a la fin de cette histoire, roman populaire, le copiste a redige la note suivante: „Ce livre a ete ecrit par moi, du temp de notre tres illustre prince Io Alexandru Ioan Mavrocordat le voivode, l`an depuis la Nativite 1785, aout 15, (...)”.
77 (...) On la [bukovina] retrouve, enfin, dans la toponymie: (...); dans l`ouest de la Bulgarie(124).
33.
82 En mentionnant ce nom [Bucovina] dans son dictionnaire geographique de 1820, Ph. Robert considere la region en question de facon absolument precise comme „un demembrement de la Moldavie fait par la Porte en faveur de la Maison d`Autriche.
Conclusions
85 (...) C`etait donc avec raison que I. Nistor considerait que l`histoire de la Bucovine doit debuter avec l`an 1775, c`est-a-dire avec l`annexion de cette partie de la Moldavie(140), delimite a la suite de longs pourparlers austro-turcs et denommee de la sorte a partir d`une terme d`usage local(141).
Apercu historique
2.
29 En effet, avec l`accord, sinon sur l`instigation des puissances occidentales et des patriotes polonais, suite a refuse de la Russie de rappeler ses troupes stationnees en Pologne, la Porte declancha en octobre 1768 le troisieme conflit russo-turc du XVIIIe siecle (apres ceux de 1711 et de 1735-1739). (...)
Profitant d`une part de la faiblesse militaire des Turcs et d`autre part de la duplicite des princes phanariotes, Gregoire Callimachi de Moldavie (3) et Gregoire III Ghica de Valachie, les Russes s`empararent de plusieurs regions des pays respectifs.
30 (...), a Bucarest les habitants chasserent et mailtraterent les Turcs. (...) Enfin, lors de la bataille de Silistra en 1773, aux cotes des Russes combattirent egalement des Roumains de Valachie, Moldavie et Transylvanie.
3 = Que des 1769, donc encore en pleine guerre, allait payer de sa vie cette prise de position (moins dissimulee que celle de Gregoire III Ghica), les Turcs l`accusant de haute trahison.
4.
31 (...), la cour de la Vienne adopte quelques mesures speciales (..., creation d`un „cordon militaire” sur les frontieres des provinces sous suzerainete ottomane, ....) et signa, le 6 juillet 1771, un traite secret avec la Porte. Ce traite d`un rare machiavellisme stipulait, en vertu de l`amitie, du bon voisinage, de l`affection, de la cordialite et ainsi de suite, qu`alarmee par la duree de la guerre entre la Sublime Porte et la Russie, Vienne prenait elle aussi des mesures en prevision de la guerre, une guerre toutefois non a propres frais, mais a ceux de la Porte(7). Reconnaissante, la Sublime Porte lui offrir de ceder la Petite Valchie(8), en acceptant egalement des rectifications de frontiere entre Transylvanie et la Valachie d`un cote, la Transylvanie et la Moldavie d`un autre cote, sous pretexte que depuis des annees les habitants des lieux n`arretaient pas d`en troubler la paix(9).
7 = „Article premier. La Sublime Porte payera a la Cour Imperiale pour frais de preparatifs de guerre vingt mille bourses dargent, dont chacune sera de cinq cents piastres”. (Documente privitoare la istoria românilor recueillis par Eudoxiu Hurmuzaki. Volume VII (1750-1818), București, 1876, p. 87)
8 = „Article deuxieme. La Sublime Porte pour temoigner sa gratitude et reconnaisance parfaite des procedes genereux, qui ont ete manifestes de la parte de la Leurs Majestes Imperiale et Imperiale Royale Apostolique, leur remettra de plein gre et leur cedera en don toute la partie des dependances de la Province de Valachie, qui se trouve bornee dun cote par les frontieres de la Transylvanie et du Banat de Temeswar, d`un autre cote par le Danube, et de lautre cote par la riviere Olt, et la Cour Imperiale exercera de plus la superiorite sur la riviere Olt”(Hurmuzaki, VII, p. 87).
9 = Ibidem.
5.
31 (...) Qui plus est, elle la Russie accepte que l`Autriche ait sa part dans le partage de la Pologne et qu`elle face l`office de mediateur des pourparlers de la paix avec les Turcs(11).
11 =
6.
32 (...) Des le 3 fevrier 1773 le baron Franz von Thugut, l`ambassadeur a Istanbul de l`Empire autrichien, parlait dans son rapport adresse aux chancelier von Kaunitz (...). Il reclamait une carte plus detaillee (que l`ebauche deja recue), englobant non seulement la tranche du pays qui sera annexee, mai aussi les contrees voisines et le reste de la province moldave qui restera sous les Turcs.
7.
33 (...) Il s`agit du contexte ne de la guerre russo-turque, avec les defaites ottomanes qui en decoulerent, du traite austro-turc du 6 juillet 1771, avec l`Autriche comme mediateur de la paix entre les deux belligerants, du partage de la Pologne assurant a la Russie un „gain” satisfaisant pour le moment.
8.
34 (...) L`Etat destine au sacrifice, trop petit, trop pauvre, trope retarde par rapport au puissant Empire, si grand, si riche, si avance, etant pratiquement depourvu de toute sa force militaire du fait de son assersivissement par les Turcs, ne pouvait opposer aucune resistance (...). (...) Quant a la Turquie, sa situation ne lui permettait guere de s`y opposer: tout comme le cas de la cession de l`Oltenie, elle etait reduit a transgresser les clauses des Capitulations conclus avec les Pays roumains qui lui interdisaient d`accepter des concessions territoriales a leur depens et satisfaire quand meme aux pretentions de la cour de Vienne.
10.
35 (...) Le baron Thugut, ambassadeur de la cour de Vienne a Istanbul, achete le soutien de Jakovaki Rizo, le beau-pere de Gregoire III pour la somme de 1.000 ducats. Comme Rizo etaient l`agent diplomatique aupres de la Sublime Porte du-dit Gregoire III Ghica, prince de Moldavie, l`ambassadeur autrichien s`assurait de la sorte l`obtention de quelques secrets concernants la situation en Moldavie et les intentions du prince(22).
36 (...) Mentionnons dans ce sens le „reis effendi” (ministre des affaires etrangeres) Ismail Raif Bey, qui recut un long couteau dor, le fourreau dore serti de brillants et avec une montre encastre. Voir la description detaillee de ce objet, commande a un artisan viennois, dans la lettre de Thugut adresse le 3 juillet 1775 au chancelier von Kaunitz. De son cote, le haut commissaire Mehmet Tahir Aga recevait 1.000 ducats, suivis de 3.100 piastres (des sommes d`argent moins ont ete distribuees aux dignitaires turcs de second rang)(23). (...)
Une autre lettre de Kaunitz a Thugut, datee du 20 juin 1775, assure que le presence dun seul commissaire turc (Tahir Aga) a la commission appelle a fixer la frontiere entre le territoire annexee et la Moldavie represente un motif de satisfaction, car il est plus facile de traiter avec une une seule personne accessible aux moyens de corruption(25).
25 = „... sondern sehen vielmehr gerne, dasz nur ein einziger Turkischer Commisarius abgesendet werde, wiel dieser allemal leichter als mehrere zugleich zu behandeln und mit Geschenken zu gewinnen seyn wird”(Hurmuzaki, VII, p. 187).
11.
36 Nous avons parle du fait que les victoires russes au cours de guerre contre les Turcs etaient favorisees dans une certaine mesure aussi par la duplicite des princes phanariotes Gregoire Callimaque de Moldavie et Gregoire III Ghica de Valachie.
Accuse de trahison, le premier fu depose et decapite par les Turcs des 1769, peu apres le debut de la guerre.(...) A la fin de la guerre conclue par la paix de Koutchouk-Kainargi, il [Ghica] allait recuperer le trone, cette fois-ci en Moldavie, grace a l`intervention de l`imperatrice, ainsi qua celle de l`ambassadeur de la Prusse a Istanbul. Le firman le consacrant fut signe par le sultan le 28 septembre 1774(27), malgre l`opposition de la cour de Vienne qui venait justement d`imposer Alexandre Ypsilanti en Valachie(28).
Devenu prince regnant de la Moldavie, Gregoire Ghica s`est declare fermement contre l`expansion autrichienne, mettant tout en ouvre pendant la duree des negociations turco-autrichienne qui portaient sur la delimitation du territoire annexee afin de reduire autant que possible la perte territoriale. Protestant contre l`entree des troupes imperiales dans le nord de la Moldavie, a l`instar des boyards qui l`avaient deja fait avant son avenement du trone(29), il adressa au sultan un memoire date du 4 janvier 1775, elabore par le Divan. Il s`agit d`un expose qui non seulement desapprouvait avec fermete cette entreprise, en blamant l`incapacite de la Porte d`honorer, en tant que puissance suzeraine, ses devoirs de garantir l`integrite territoriale de ceux qui payent leur tribut (conformement aux anciennes capitulations), mais menacait aussi en precisant que „si le sultan, contrairement aux previsions generales, n`embrassait pas la cause de la province soumisse a sa suezerainete, les Moldaves se trouvaraient dans un grand dilemme, ne sachant de quels moyens se servir pour ecarter le danger; s`ils devraient essaye par eux-memes la sauvegarde, par leur propres forces ou, n`etant pas proteges par leur souzerain, cherche appui aupres dune autre puissance etrangere”(30).
38 Mais cette menace de recourir a la protection d`une autre puissance etrangere (celle de la Russie, comme de juste), corroboree avec les informations et l`avertissements en ce sens adresses deja auparavant par l`Autriche a la Porte(31), s`y ajoutant aussi les soupcons concernant le veritable position de celui revenu sur le trone, une fois rentre de Petersbourg et grace aux pressions de Catherine II, allaient lui etre fatals. Abandonne par les Russes quil avait servis, mal vus des Autrichiens qui ne cessaient de le considerer comme feal aux Russes, ayant transgresse par ailleurs les limites de ce que les Turcs pouvaient considerer comme admissible, il se retrouva confronte egalement a une conspiration des hauts dignitaires du pays. (...)
(...) dans une succinte chronique de lepoque due a la famille Sion: „En l`an 1777, le 1er octobre, un capigi-bașa est venu avec lordre de la Porte et banni Gregoire Ghica le Voivode et a trois heures et demie de la nuit on a lui tranche la tete dans sa maison de Beilic; (...) Et sa Dame et les princes furent pris et emmenes a Tsarigrade, o, malheur a eux! Et ce Turc-la demuera ici a Iasi un mois et demi. Puis est venu Constantin Morouzi comme voivode, en novembre 24, en tout hate, pour son premier regne en Moldavie (...). Et ce Gregoire Ghica le voivode et devenu traître en faisant confiance aux Moscovites;(...)”
12.
39 Cette fin tragique est un grand retentissement dans la literature de l`epoque aussi: des dizaines de copies manuscrites difusserent au moins quatre variantes de vers de facture populaire intitules pour la plupart „Vers sur Son Altesse Gregoire Ghica le Voivode” (Stihuri asupra Măriei Sale Grigore Ghica Voievod)(35). Elle a inspire aussi la premiere piece de theatre originale en roumain attestee jusqu`a present, intitulee „Meutre de Gregoire Ghica le Voievode de Moldavie - recit tragique” et atribuee selon toute probabilite au Transylvain Samuil Vulcan(36).
13.
40-1 (...) Donc: „Noi, Maria Tereza cu mila lui Dumnezeu a Rîmului împărăteasă, văduvă crăiască de la Țara Ungurească, Buhamiia, Dalmația, Cruațiia, Șlavonia, (...).
(...) Fiind între a noastră preaînălțată curte și între strălucitoarea turcească poartă, prin una în trecutul anu adunată comisie, la care de la amândoao curțile au fost trimiși plinipotinți sau vichili, adecă despre partea noastră pe gheneral feldmareșal leitnan baron Barco și despre partea turcească pe Tahir Aga, hranița între Țara Moldovei, dimpreună și partea ce iaste sub stăpânirea Cetății Hotinului, a raelei turcești și între aceea ce acum se numește Bucovina Districtu, (...).
(...) S-au dat în Cernăuți, (...).
Și s-au tipărit în Tipografia Episcopiei Blajului, din Ardeal, 1777, august, 27. Splenii”
16.
52 (...) C`est ainsi qu`un ouvrage academique de cette historiographie [sovietique] nous apprend que des la seconde moitie du XVe siecle, dans les documents d`epoque le terme Bucovina designait „une region historico-geographique distincte”, une region qui pendant la premier moitie du XVIe siecle tombera avec la Moldavie sous les Turcs.
51 = (...) („(...) Pendant la premiere moitie du XVIe siecle, Bucovina avec la Moldavie sont tombees sous la domination de la Turquie des sultans”) Cette est reproduite dapres Istoria Ucrainscoi CCR, tom vtoroi, Kiev, 1982, p. 67, (...).
23.
62 (…) Erasme Otwinowski, Le journal dune ambassade polonaise chez les Turcs en 1557 (qui dut, comme de juste, traverser la Moldavie pour se rendre a Istanbul): „(...)”.
Andre Taranowski, Relation d`un voyage a travers la Moldavie effectue en 1570, a titre d`un ambassadeur de la Pologne a Constantinople: „Comment j`ai voyage de la Pologne vers Constantinople, a travers la Moldavie, (...).”
64 (...) Samuel Twardowski, La magnifique ambassade de lilustrissime duc Christophore de Zbaraz... envoye de Sigismond III, roi de Pologne et de Suede, vers le tres puissant sultan Mustapha, l`empereur turc: „(...) le malhereuse Țuțora [ou les Polonais qui soutenaint les pretentions de Gaspar Graziani au trone de la Moldavie furent vaincus par les Turcs en 1620 - n. a.] (...)”.
67 (...) Le journal de l`ambassade polonaise a la Porte de l`an 1700 (en vue de ratification du traite de Karlowitz de 1699): „(...)”.
24.
70 (...) Johann Christoph Gatterers, dans son compendium de geographie de 1793 definissait la Bucovine comme l`angle nord-ouest, accidente et boise de la Moldavie, situe a la frontiere avec la Galice et la Transylvanie, annexee par l`Autriche en vertu du traite frontalier avec les Turcs conclu en 1777(114).
25.
71 (...) Ortographie Bukowina, le toponyme en question figure sur un carte de 1744. Il s`agit de la carte intitulee Carte de Hongrie en general, contenant selon la division ancienne et methodique la Hongrie en particulier, la Croatie, la Dalmatie, la Bosnie, la Servie, la Bulgarie; la Principaute de Transylvanie, les Despotats de Walachie et de Moldav; le tout dresse sur le pied de l`ancienne et de la nouvelle Geographie par Mons. I. M. Hasius, Profess des Mathemat. (la carte no 15).
Un quart de siecle plus, le meme I. M. Hasius faisait paraître en 1769 une carte intitulee Tabula Geographica continens Despotatus Walachiae atque Moldaviae, Provinciam Bessarabiae sub clientela Turcica, (...). (la carte no 17)
72 (...) C`est le cas de la carte de Rizzi Zanoni, Principati di Moldavia e Vallachia tratti delle Carte dell`Impero Ottomano..., parue a Venise en 1782. Ainsi que son titre indique, cette carte repose sur d`autres cartes plus anciennes de l`Empire Ottoman. La meme remarque sappllique a la carte de Tomas Lopez, Mapa Geografico de la Turquia Europea, segun les mejores mapas, viages y noticias, parue a Madrid en 1784 (les cartes nos 23 et 24).
73 (...), bien que dans la carte anterieure de trois ans [1801] du meme auteur [John Cary], intitule A New Map of Turkey in Europe divided into its Provinces, from the Best Authorities figurent le nom et la nouvelle frontiere issus a la suite des negociations austro-turques (les cartes nos 32 et 31a).
26.
74-5 (...) Nous avons aussi une autre carte, egalement de 1774, mentionee par l`ambassadeur Thugut dans son memoire adresse a la Porte apres le 7 fevrier 1775. C`etait une carte probablement identique a celle trouve par M. Popescu-Spineni en 1937 a la Bibliotheque d`Etat de Berlin, consideree par l`auteur de la decouverte comme un document destinee a prouver au moyen de faux a la Porte que le territoire qui allait etre annexe etait limitee (les 10.441 km2 figurait seulement de moitie dans le format de la carte)(122).
27.
75 (...) Ms. roum 158 BAR [l`Histoire d`Erotocrite]. Au f. 128v, a la fin de cette histoire, roman populaire, le copiste a redige la note suivante: „Ce livre a ete ecrit par moi, du temp de notre tres illustre prince Io Alexandru Ioan Mavrocordat le voivode, l`an depuis la Nativite 1785, aout 15, (...)”.
77 (...) On la [bukovina] retrouve, enfin, dans la toponymie: (...); dans l`ouest de la Bulgarie(124).
33.
82 En mentionnant ce nom [Bucovina] dans son dictionnaire geographique de 1820, Ph. Robert considere la region en question de facon absolument precise comme „un demembrement de la Moldavie fait par la Porte en faveur de la Maison d`Autriche.
Conclusions
85 (...) C`etait donc avec raison que I. Nistor considerait que l`histoire de la Bucovine doit debuter avec l`an 1775, c`est-a-dire avec l`annexion de cette partie de la Moldavie(140), delimite a la suite de longs pourparlers austro-turcs et denommee de la sorte a partir d`une terme d`usage local(141).
III. Anciennete et significations du nom de Bessarabie (Basarabia)
Temoignages de quelques sources geographique roumaines anciennes
106 (...) La ressemblance avec l`ecrit de Cantemir [Descriptio Moldaviae] est egalement evidente dans la partie finale de cette courte description de la Moldavie [Pentru Moldova, ms. roum. 1667 BAR ff. 31r-32v], ou est mentionne „le fosse merveilleux de l`empereur Trajan”, qui - tout comme dans l`ecrit de l`erudit prince - „debute a Petru Varadin [l`actuel Petrovaradin, pres de Novisad en Serbie - n. a.] et chemine a travers la Valachie et la Moldavie, coupe l`eau de du Prut pres de village Troianul et Botna pres de la ville Caușani et pasaant par le Pays des Tatares, s`acheve sur le cours du Don” (f. 32v)(6).
107 (...) Dans la De obște gheografie... scoasă de pe Gheografie lui Bufier, după orânduiala care acum mai pre urmă s-au așăzat în Academie de la Parizi (...), mais traduite „de la langue italienne”(10), par „l`humble entre les prelats Amfilohie Hotiniul” et imprimee a Iași, en 1795, (...): „Et une partie de la Bessarabie qui a present s`apelle Bugeag est dominee par le Turc, avec les trois cites qui s`y trouvent, Smidul, Cetatea Albă și Tighina, que les Turcs appellent Ismail, Akkerman et Bender.
106 (...) La ressemblance avec l`ecrit de Cantemir [Descriptio Moldaviae] est egalement evidente dans la partie finale de cette courte description de la Moldavie [Pentru Moldova, ms. roum. 1667 BAR ff. 31r-32v], ou est mentionne „le fosse merveilleux de l`empereur Trajan”, qui - tout comme dans l`ecrit de l`erudit prince - „debute a Petru Varadin [l`actuel Petrovaradin, pres de Novisad en Serbie - n. a.] et chemine a travers la Valachie et la Moldavie, coupe l`eau de du Prut pres de village Troianul et Botna pres de la ville Caușani et pasaant par le Pays des Tatares, s`acheve sur le cours du Don” (f. 32v)(6).
107 (...) Dans la De obște gheografie... scoasă de pe Gheografie lui Bufier, după orânduiala care acum mai pre urmă s-au așăzat în Academie de la Parizi (...), mais traduite „de la langue italienne”(10), par „l`humble entre les prelats Amfilohie Hotiniul” et imprimee a Iași, en 1795, (...): „Et une partie de la Bessarabie qui a present s`apelle Bugeag est dominee par le Turc, avec les trois cites qui s`y trouvent, Smidul, Cetatea Albă și Tighina, que les Turcs appellent Ismail, Akkerman et Bender.
Temoignages de plusieurs sources etrangeres
108 (...) La deuxieme edition, venitienne, de la Cosmographie de Gian Lorenzo d`Anania, parue neuf anns apres la premiere edition, napolitaine, de 1573, parle de la Valachie, province dont le nom representait une forme corrumpue de Flaccus, le nom du commandant militaire envoye dans ces contrees par le Senat romain pour faire front aux barbares(14).
109 (...), dite Valachie Inferieure et Moldavie, avec laquelle voisenent la Bessarabie et la Sirfia(16).
(...) Si nou acceptons dans ce cas egalement qu`il s`agit de la Valachie, compte tenu du contexte et de la mention de la Serfia (Dobroudja) comme voisine de ce pays, (...).
(...) Le dictionnaire en question [l`encyclopedie geographique d`Abrahamus Ortellius] precise pour l`article arpi que, selon Ptolemee, ce nom designait un peuple de Mesie Inferieure, en ajoutant al precision qu`ils vivaient la ou maintenant se trouve la Bessarabie(17).
110 [Philippus Ferrarius, Lexicon geographique, 1670] (...); elle [la Bessarabie] se trouve sous domination turque et compte comme ville plus importante Cetatea Albă, comportant aussi un certain procentage de population tatare(18).
(...) [ecrit hollandaise anonime de 1687] „Il y a en Bessarabie 9 villes, a savoir: Tarista, Tighina, Cetatea Albă, Chilia, Chilia Nouă, Bialogrod, Greceni, Brăila et Ismail, habitees dans leur majeure partie de Turcs et de Tatares”(19).
111 (...) jesuite francais Philippe Avril, qui se rapelle, dans son livre de relations de voyage, a embarque sur le Danube pour arriver a la petite ville de Chilia de Bessarabie et de la a Constantinople(20).
(...) Il y [Dictionnaire geographique d`Utrecht, 1712] est dit que la Bessarabie est une province europeenne de la Turquie (...); elle est divise en trois sandjaks, deux entre le Dniester et le Danube (Cetatea Albă et Tighina), un autre au-dela du Dniester (Otcheakov); compte comme principales villes Otcheakov, Cetatea Albă, Chilia Nouă, Tighina et Tarista(21).
Engage dans l`armee polonaise comme officier de genie, le Francais Philippe Dupont prend part en 1686 a la campagne du roi Jan Sobieski contre les Ottomans.
112 (...) Un ouvrage geographique imprime a Moscou en 1817, a la Typographie de l`Universite, presente la Bessarabie comme unre region de l`Empire russe, dont la population se composait de Moldaves, consideres autochtones, Russes, Bulgares, Grecs, Armeniens, Tziganes et Juifs. (...): Tighina (dite Bender, d`apres le nom que le nom qui avaient donne les Turcs quand ils lavaient transformee en raya), Hotin, Cetatea Albă (dite Akkerman, nom traduit en turc apres que la Porte l`eut conquise en 1484), (...)(25).
113 (...) A l`article sur la Moldavie, il [F. Robert, Dictionnaire, 1820] est precise que la Porte a cede en 1812 en faveur de l`empereur de la Russie (...)(28).
Mais la description de lan 1822 du capitaine autrichien dorigine croate Radisic, fondee sur les rapports des commissions autrichiens de 1789, (...). (...)(29).
114 (...) Une description statistique de la Bessarabie, imprimee en russe a Akkerman en 1899, se sert de ce nom des des le titre meme, comme synonyme de Bugeac(30). L`attestation dune telle acception du terme se trouve dans le contenu meme du traite de paix entre l`Empire russe et la Porte ottomane a Bucarest, le 16 mai 1812, fut reunie a Russie la Bessarabie avec une partie de la Moldavie, situe entre les rivieres du Dniester et du Prut(31). Cette precision se trouve la ou sont definies les limites et les coordonnees du dit territoire(32), la ou il est question de l`occupation turque et de la massive colonisation avec les Turcs et Tatares(33).
108 (...) La deuxieme edition, venitienne, de la Cosmographie de Gian Lorenzo d`Anania, parue neuf anns apres la premiere edition, napolitaine, de 1573, parle de la Valachie, province dont le nom representait une forme corrumpue de Flaccus, le nom du commandant militaire envoye dans ces contrees par le Senat romain pour faire front aux barbares(14).
109 (...), dite Valachie Inferieure et Moldavie, avec laquelle voisenent la Bessarabie et la Sirfia(16).
(...) Si nou acceptons dans ce cas egalement qu`il s`agit de la Valachie, compte tenu du contexte et de la mention de la Serfia (Dobroudja) comme voisine de ce pays, (...).
(...) Le dictionnaire en question [l`encyclopedie geographique d`Abrahamus Ortellius] precise pour l`article arpi que, selon Ptolemee, ce nom designait un peuple de Mesie Inferieure, en ajoutant al precision qu`ils vivaient la ou maintenant se trouve la Bessarabie(17).
110 [Philippus Ferrarius, Lexicon geographique, 1670] (...); elle [la Bessarabie] se trouve sous domination turque et compte comme ville plus importante Cetatea Albă, comportant aussi un certain procentage de population tatare(18).
(...) [ecrit hollandaise anonime de 1687] „Il y a en Bessarabie 9 villes, a savoir: Tarista, Tighina, Cetatea Albă, Chilia, Chilia Nouă, Bialogrod, Greceni, Brăila et Ismail, habitees dans leur majeure partie de Turcs et de Tatares”(19).
111 (...) jesuite francais Philippe Avril, qui se rapelle, dans son livre de relations de voyage, a embarque sur le Danube pour arriver a la petite ville de Chilia de Bessarabie et de la a Constantinople(20).
(...) Il y [Dictionnaire geographique d`Utrecht, 1712] est dit que la Bessarabie est une province europeenne de la Turquie (...); elle est divise en trois sandjaks, deux entre le Dniester et le Danube (Cetatea Albă et Tighina), un autre au-dela du Dniester (Otcheakov); compte comme principales villes Otcheakov, Cetatea Albă, Chilia Nouă, Tighina et Tarista(21).
Engage dans l`armee polonaise comme officier de genie, le Francais Philippe Dupont prend part en 1686 a la campagne du roi Jan Sobieski contre les Ottomans.
112 (...) Un ouvrage geographique imprime a Moscou en 1817, a la Typographie de l`Universite, presente la Bessarabie comme unre region de l`Empire russe, dont la population se composait de Moldaves, consideres autochtones, Russes, Bulgares, Grecs, Armeniens, Tziganes et Juifs. (...): Tighina (dite Bender, d`apres le nom que le nom qui avaient donne les Turcs quand ils lavaient transformee en raya), Hotin, Cetatea Albă (dite Akkerman, nom traduit en turc apres que la Porte l`eut conquise en 1484), (...)(25).
113 (...) A l`article sur la Moldavie, il [F. Robert, Dictionnaire, 1820] est precise que la Porte a cede en 1812 en faveur de l`empereur de la Russie (...)(28).
Mais la description de lan 1822 du capitaine autrichien dorigine croate Radisic, fondee sur les rapports des commissions autrichiens de 1789, (...). (...)(29).
114 (...) Une description statistique de la Bessarabie, imprimee en russe a Akkerman en 1899, se sert de ce nom des des le titre meme, comme synonyme de Bugeac(30). L`attestation dune telle acception du terme se trouve dans le contenu meme du traite de paix entre l`Empire russe et la Porte ottomane a Bucarest, le 16 mai 1812, fut reunie a Russie la Bessarabie avec une partie de la Moldavie, situe entre les rivieres du Dniester et du Prut(31). Cette precision se trouve la ou sont definies les limites et les coordonnees du dit territoire(32), la ou il est question de l`occupation turque et de la massive colonisation avec les Turcs et Tatares(33).
Temoignages dun certain nombre de sources cartographiques
115 (...); celle [carte] datee de 1655, due a N. Sanson et englobant les possesions ottomanes d`Europe, ainsi que leurs pays limitrophes(44). (...); la carte de Sr. Sanson de 1692 et celle de 1696, reproduisant les possesions turques et les principautes tributaires a la Porte (la carte de 1655), respectivement la carte du cours du Danube de ses sources a ses bouches (...)(48).
116 (...) La carte de 1706, due a Nicolaus Visscher, avec le cours inferieur du Danube et la Bessarabie englobant aussi Bender et Otcheakov, la province respective etant formee par les Sangiacatus Benderensis, Sangiacatus Bialogrodensis (Cetatea Albă) et Sangiacatus Oczacoviensis (carte no. 9)(51). (...); la carte dressee en 1722 par Tob. Conr. Lotter, englobant la Transylvanie, la Moldavie, la Valachie et la Bulgarie. Du meme que la carte de Visscher (1706), la Bessarabie y figure divisesee en sangiacats, (...)(la carte no. 12)(54). La carte dressee en 1725 par I. Senex et I. Maxwell englobe les possesions europeennes de la Turquie et on y trouve le syntagme Budziac or Besasarabie(55).
117 (...) La meme annee [1729] parassait la carte de G. A. Schagen, avec les principautes roumaines, la Hongrie, la Serbie et la Bulgarie(57). (...) La carte de la Mer Noire et ses abords dressee par G. Grierson en 1743 designe la Bessarabie suos le nom de Plaine de Bugeac (la carte no. 14)(59). (...) En 1764, M. Brion adopte pour sa carte de la Turquie europeenne la formule inverse Budzak ou Bessarabie(62). la carte de la Valachie et de la Moldavie dresee en 1769 par I. M. Hasius mentionne des sont titre meme la Bessarabie comme une province sous l`autorite turque (la carte no. 17b)(64).
118 (...) La carte anglaise dresse en 1787 par Th. Kitchin et portant sur lal Mediterranee orientale designe la region qui nous importe ici sous le nom de Budzak Bessarabia (la carte no. 26)(72). La meme annee [1788], sur la carte de la Hongrie et de la Turquie europeenne, dressee par rapport aux operations militaires de la nouvelle guerre russo-turque commencee en 1787, G. Cassini fait usage de nom de Bessarabie(74). Bessarabia or Budzak Tatars figure comme nom de la region chez R. Sayer, qui en fait usage pour sa carte de la Turquie europeenne dressee en 1789 a partir, surtout, des cartes de l`Academie Imperiale de St. Petersbourg.
119 (…) La carte des possesions turques d`Europe dressee en 1801 par John Cary note le nom de Bessarabia la meme zone sud-est de la Maoldavie, (…). (…)
Sur la carte allemande de G. F. Uz, imprimee en 1803, avec pour objet la Hongrie, mais englobant aussi quelques regions limitrophes de la Mer Noire avec des territoires turques, le nom de Bessarabien est attribue a la meme region meridionale, la ville de Bender Tigine (…)(la carte no. 33)(79).
Une carte grecque de la Moldavie, datee de 1804 est dressee par Rigas Velestinilis
donne le nom de Basarabia (…)(la carte no. 34)(80).
120 (...), elle pourra s`interpreter comme une preuve que des le commencement de la guerre russo-turque de 1806-1812, les Russe avaient cette zone comme objectif territorial. (...)
Or, cette hypotese acquiert un point d`appui de plus du fait qu`une autre carte anglaise des possesions turques en Europe, datee de 1809, le trace de la frontiere sur le Prut n`y figure plus; il s`agit de la carte due a R. Wilkinson (la carte no 39)(84).
121 (...) Le trace frontalier mentionne ne figure non plus la carte de 1814 intitulee Turkey in Europe du Pinkerton`s Modern Atlas.
Un cas a part, ou le nouveau trace de la frontiere coexiste avec d`anciennes realites terminologiques est celui de la carte allemande de 1820 due a I. C. M. Reinecke, des contrees europeennes de l`Empire ottoman, publiee a Weimar. (...)
La carte de la Hongrie et de la Turquie europeenne dessinee pour l`Atlas du dr. Playfair et publiee a Edimbourg en 1821 n`enregistre d`aucune maniere les consequences de la Paix de Bucarest.
122 (...) Mais la nette precision des nouvelle realites ne pourra etre relevee que dans la carte espagnole de 1834 dressee par Pablo Alabern, portant sur la Turquie europeenne et la Grece.
123 (...) Le nom Bessarabia savere etre dans ces cartes le plus frequent. (...) Cest le cas des cartes de: (...); R. Velestinlis, 1804; (...).
124 (...) Sur les cartes du XVIIIe siecle, ainsi que sur une autre de 1821, on peut lire a cote du nom de Bessarabie le terme de caractere synonymique et de date plus recente applique par les Turcs au territoire du sud-est de la Moldavie annexee par eux au XVI e siecle et qu`ils on colonise avec des Tatares.
115 (...); celle [carte] datee de 1655, due a N. Sanson et englobant les possesions ottomanes d`Europe, ainsi que leurs pays limitrophes(44). (...); la carte de Sr. Sanson de 1692 et celle de 1696, reproduisant les possesions turques et les principautes tributaires a la Porte (la carte de 1655), respectivement la carte du cours du Danube de ses sources a ses bouches (...)(48).
116 (...) La carte de 1706, due a Nicolaus Visscher, avec le cours inferieur du Danube et la Bessarabie englobant aussi Bender et Otcheakov, la province respective etant formee par les Sangiacatus Benderensis, Sangiacatus Bialogrodensis (Cetatea Albă) et Sangiacatus Oczacoviensis (carte no. 9)(51). (...); la carte dressee en 1722 par Tob. Conr. Lotter, englobant la Transylvanie, la Moldavie, la Valachie et la Bulgarie. Du meme que la carte de Visscher (1706), la Bessarabie y figure divisesee en sangiacats, (...)(la carte no. 12)(54). La carte dressee en 1725 par I. Senex et I. Maxwell englobe les possesions europeennes de la Turquie et on y trouve le syntagme Budziac or Besasarabie(55).
117 (...) La meme annee [1729] parassait la carte de G. A. Schagen, avec les principautes roumaines, la Hongrie, la Serbie et la Bulgarie(57). (...) La carte de la Mer Noire et ses abords dressee par G. Grierson en 1743 designe la Bessarabie suos le nom de Plaine de Bugeac (la carte no. 14)(59). (...) En 1764, M. Brion adopte pour sa carte de la Turquie europeenne la formule inverse Budzak ou Bessarabie(62). la carte de la Valachie et de la Moldavie dresee en 1769 par I. M. Hasius mentionne des sont titre meme la Bessarabie comme une province sous l`autorite turque (la carte no. 17b)(64).
118 (...) La carte anglaise dresse en 1787 par Th. Kitchin et portant sur lal Mediterranee orientale designe la region qui nous importe ici sous le nom de Budzak Bessarabia (la carte no. 26)(72). La meme annee [1788], sur la carte de la Hongrie et de la Turquie europeenne, dressee par rapport aux operations militaires de la nouvelle guerre russo-turque commencee en 1787, G. Cassini fait usage de nom de Bessarabie(74). Bessarabia or Budzak Tatars figure comme nom de la region chez R. Sayer, qui en fait usage pour sa carte de la Turquie europeenne dressee en 1789 a partir, surtout, des cartes de l`Academie Imperiale de St. Petersbourg.
119 (…) La carte des possesions turques d`Europe dressee en 1801 par John Cary note le nom de Bessarabia la meme zone sud-est de la Maoldavie, (…). (…)
Sur la carte allemande de G. F. Uz, imprimee en 1803, avec pour objet la Hongrie, mais englobant aussi quelques regions limitrophes de la Mer Noire avec des territoires turques, le nom de Bessarabien est attribue a la meme region meridionale, la ville de Bender Tigine (…)(la carte no. 33)(79).
Une carte grecque de la Moldavie, datee de 1804 est dressee par Rigas Velestinilis
donne le nom de Basarabia (…)(la carte no. 34)(80).
120 (...), elle pourra s`interpreter comme une preuve que des le commencement de la guerre russo-turque de 1806-1812, les Russe avaient cette zone comme objectif territorial. (...)
Or, cette hypotese acquiert un point d`appui de plus du fait qu`une autre carte anglaise des possesions turques en Europe, datee de 1809, le trace de la frontiere sur le Prut n`y figure plus; il s`agit de la carte due a R. Wilkinson (la carte no 39)(84).
121 (...) Le trace frontalier mentionne ne figure non plus la carte de 1814 intitulee Turkey in Europe du Pinkerton`s Modern Atlas.
Un cas a part, ou le nouveau trace de la frontiere coexiste avec d`anciennes realites terminologiques est celui de la carte allemande de 1820 due a I. C. M. Reinecke, des contrees europeennes de l`Empire ottoman, publiee a Weimar. (...)
La carte de la Hongrie et de la Turquie europeenne dessinee pour l`Atlas du dr. Playfair et publiee a Edimbourg en 1821 n`enregistre d`aucune maniere les consequences de la Paix de Bucarest.
122 (...) Mais la nette precision des nouvelle realites ne pourra etre relevee que dans la carte espagnole de 1834 dressee par Pablo Alabern, portant sur la Turquie europeenne et la Grece.
123 (...) Le nom Bessarabia savere etre dans ces cartes le plus frequent. (...) Cest le cas des cartes de: (...); R. Velestinlis, 1804; (...).
124 (...) Sur les cartes du XVIIIe siecle, ainsi que sur une autre de 1821, on peut lire a cote du nom de Bessarabie le terme de caractere synonymique et de date plus recente applique par les Turcs au territoire du sud-est de la Moldavie annexee par eux au XVI e siecle et qu`ils on colonise avec des Tatares.
Apercu historique
23.
125 (...) Ces variantes expliquent par la progression des Turcs dans cette partie de la Moldavie, dont les villes et les terres avaient une importance dont ils s`etaient bien rendus compte (Chilia et Cetatea Albă, avec la traduction turque de son nom Akkerman, prises en 1484; Tighina dite Bender et le territoire appele Budziak, en 1538; Smil et Cartal, en 1595; Reni, en 1622). (...); comme, d`autre part, les colons implantes la par les Turcs etaient des Tatares venus du littoral (...).
24.
126 (...) Quand, au commencement de 1792, la Paix de Iași concluait la quatrieme guerre russo-turque de ce XVIIIe siecle; (...)
(...), tant au nord (la cite de Hotin, annexee par les Turcs en 1713, ....), qu`au sud (Chilia, Cetatea Albă, le territoire appele Budziak, Tighina, Smil, Cartal, Reni, annexes par les Turcs dans l`intervalle 1484-1622).
127 (...) Le premier de ces traites [1656, Gheorghe Ștefan - Alexis Mikhailovitch] stipulait, entre autres, le besoin davoir „lordre et la disposition de votre grandeur, car force nous en avons, de prendre les dites cites des mains des Turcs et des Tatares”(96).
(...) En effet, a peine une vingtaine dannees plus tard, la guerre russo-turque de 1806-1812 allait donner un veritable coup de grace a lancienne principaute roumaine est-carpathique, lui enlevant par la paix signee a Bucarest toute la region delimitee par les cours du Prut et du Dniester, (...).
25.
128 (..) La guerre russo-turque commencee en octobre 1806, dans le contexte de lapprofundissement de la mesentente des grandes puissances au sujet de ce quon appelait „la Question orientale”, devait ramener les troupes russes a Iasi et a Bucarest, en novembre et respectivement decembre de la meme annee. Les troupes russes engagerent une longue guerre d`usure sur le Danube. Interrompue par plusieurs armistices, cette guerre n`aboutira a quleques succes que depuis le printemps, l`ete et le commencement de l`automne 1810, quand les Russes prirent quelques cites et villes du Bas-Danube (Turtucaia, Bazargic, Silistra, Razgrade, Roustchiouk, Nicopoli, Cladova), sans disposer pour autant d`une victoire decisive, malgre les pertes importantes en hommes et materiaux.
129 (...) La meme idee d`annexion, en vue d`etablir la frontiere avec l`Empire ottoman sur le Danube, refait surface dans le projet de traite presente par le ministre des affaires etrangeres Roumiantzev le 13 fevrier 1810 au nouveau commandant en chef de troupes, le general comte Kamenski(102). Lors du Nouvel An 1809, s`adressant aux boiards du Divan valaque, le commandant en chef russe, le feld-marechal Prozorovski, leur demandait „de cesser de se faire illusion que ce pays ne demeurerait a jamais sous domination russe”, en precisant qu`il avait en sous-ordre 150.000 soldats et que „plutot ils periront jusqu`au dernier homme, que de retroceder ce pays aux Turcs”(103).
130 (...) D`abords ils ne reclamaient „rien de plus” que toute la Moldavie, puis la Moldavie jusqu`au cours du Siret(105), se limitant pour finir au territoire entre le Prut et le Dniester, compte tenu de l`opposition du sultan Mahmoud II et de son vizir Ahmed(106).
Le traite signe le 16/28 mai 1812 dans les salons de l`auberge de Manouk, a Bucarest, devait apporter a la Russie non seulement le Budziak et les rayas turcs au sud de la Moldavie, celui de Hotin aussi, dans le nord du pays, (...). Considere coupable d`avoir accepte cette perte importante, le grand vizir Ahmed fut ecarte de la cour. Encore plus coupables furent consideres le dragoman Dumitraki Morouzi et son frere Panaiotaki, executes en tant que tels, le premier le 8 et le second 20 novembre 1812(107).
26.
130 (...) Il est question de l`entree dans Iași des troupes russes, de la prise en captivite du prince regnant de Moldavie par les Russes (Scarlat Callimaque), de l`attribution des trones moldave et valaque a Constantin Alexandre Ypsilant, ramene a cet effet de Russie, de l`echec des negociations de paix tenues a Iași au printemps 1809.
131-2 (...) On y trouve, enfin, le recit de la peine infligee par la Porte a ceux consideres coupables de la conclusion hative de la paix avec la cession en faveur des russe „de la partie sur la gauche du Prut”. (...) [la chronique des Sion]: „(...) Le 8 de ce mois [decembre] est venu aussi de Russie Sa Seigneurie Costandin Alexandru Ipsilant le voivode et il reste a Iași seulement jusquau 12 decembre et il prit son depart a nouveau vers la Valachie, comme Prince des 2 pays, (...).
Dans l`annee 1810, au mois de juillet, ils ont ramene aussi a Iași Sa Seigneurie Scarlat Callimaque, captif de l`armee russe avec 19 gens de sa cour et en aout ils l`ont envoye en Russie ou il demeure jusqu`a la paix.
En l`annee 1809 s`est rendu a Iași le Reiz-effendi [ministre des affaires etrangeres] avec le prince Dimitraki Morouzi afin de conclure la paix, mais pour le multiple raison la paix ne fut pas conclue et en 1809, en mars, il sont partis sans aucun succes, traversant le Danube vers le Vizir; et le combat continue. En 1809, aout le 5, les troupes russes traverserent egalement le Danube, a Galați, prenant Tulcea, Isaccea et quelque autres, (...). Et en 1812, juillet le 3, la paix fu conclue entre la Porte ottomane et la Cour de Russie, a Bucarest, se trouvant le Reiz-effendi et le prince Dimitraki Morouzi, le grand drogman, et cedant les Turcs aux Russes la partie sur la gauche du Prut. Et de la sorte est revenu de la captivite Sa Seigneurie Scarlat Callimaque et il est redevenu Prince de la Moldavie, revetant le cafetan du regne a la place de Sa Seigneurie a Tsarigrade le prince Iancu Callimaque... (...)
Dans l`an 1812, en octobre, se rendant a Șumla, chez le Vizir, Reiz-effendi et le drogman, le prince Dimitraki Morouzi, apres la conclusion de la paix, le Vizir fait trancher la tete du prince Dimitraki, le rendant responsable de s`etre depeche a conclure de la paix, trahissant par la cession de la partie sur la gauche du Prut. A Tsarigrade les janissaires ont execute aussi son frere Panaiotaki, l`accusant de s`etre uni avec son frere le drogman; la sauvegarde de la vie d`Alexandre Morouzi le Voivode n`a tenu qu`a un fil”(ms. roum. 298 BAR, ff. 187v -189r).
23.
125 (...) Ces variantes expliquent par la progression des Turcs dans cette partie de la Moldavie, dont les villes et les terres avaient une importance dont ils s`etaient bien rendus compte (Chilia et Cetatea Albă, avec la traduction turque de son nom Akkerman, prises en 1484; Tighina dite Bender et le territoire appele Budziak, en 1538; Smil et Cartal, en 1595; Reni, en 1622). (...); comme, d`autre part, les colons implantes la par les Turcs etaient des Tatares venus du littoral (...).
24.
126 (...) Quand, au commencement de 1792, la Paix de Iași concluait la quatrieme guerre russo-turque de ce XVIIIe siecle; (...)
(...), tant au nord (la cite de Hotin, annexee par les Turcs en 1713, ....), qu`au sud (Chilia, Cetatea Albă, le territoire appele Budziak, Tighina, Smil, Cartal, Reni, annexes par les Turcs dans l`intervalle 1484-1622).
127 (...) Le premier de ces traites [1656, Gheorghe Ștefan - Alexis Mikhailovitch] stipulait, entre autres, le besoin davoir „lordre et la disposition de votre grandeur, car force nous en avons, de prendre les dites cites des mains des Turcs et des Tatares”(96).
(...) En effet, a peine une vingtaine dannees plus tard, la guerre russo-turque de 1806-1812 allait donner un veritable coup de grace a lancienne principaute roumaine est-carpathique, lui enlevant par la paix signee a Bucarest toute la region delimitee par les cours du Prut et du Dniester, (...).
25.
128 (..) La guerre russo-turque commencee en octobre 1806, dans le contexte de lapprofundissement de la mesentente des grandes puissances au sujet de ce quon appelait „la Question orientale”, devait ramener les troupes russes a Iasi et a Bucarest, en novembre et respectivement decembre de la meme annee. Les troupes russes engagerent une longue guerre d`usure sur le Danube. Interrompue par plusieurs armistices, cette guerre n`aboutira a quleques succes que depuis le printemps, l`ete et le commencement de l`automne 1810, quand les Russes prirent quelques cites et villes du Bas-Danube (Turtucaia, Bazargic, Silistra, Razgrade, Roustchiouk, Nicopoli, Cladova), sans disposer pour autant d`une victoire decisive, malgre les pertes importantes en hommes et materiaux.
129 (...) La meme idee d`annexion, en vue d`etablir la frontiere avec l`Empire ottoman sur le Danube, refait surface dans le projet de traite presente par le ministre des affaires etrangeres Roumiantzev le 13 fevrier 1810 au nouveau commandant en chef de troupes, le general comte Kamenski(102). Lors du Nouvel An 1809, s`adressant aux boiards du Divan valaque, le commandant en chef russe, le feld-marechal Prozorovski, leur demandait „de cesser de se faire illusion que ce pays ne demeurerait a jamais sous domination russe”, en precisant qu`il avait en sous-ordre 150.000 soldats et que „plutot ils periront jusqu`au dernier homme, que de retroceder ce pays aux Turcs”(103).
130 (...) D`abords ils ne reclamaient „rien de plus” que toute la Moldavie, puis la Moldavie jusqu`au cours du Siret(105), se limitant pour finir au territoire entre le Prut et le Dniester, compte tenu de l`opposition du sultan Mahmoud II et de son vizir Ahmed(106).
Le traite signe le 16/28 mai 1812 dans les salons de l`auberge de Manouk, a Bucarest, devait apporter a la Russie non seulement le Budziak et les rayas turcs au sud de la Moldavie, celui de Hotin aussi, dans le nord du pays, (...). Considere coupable d`avoir accepte cette perte importante, le grand vizir Ahmed fut ecarte de la cour. Encore plus coupables furent consideres le dragoman Dumitraki Morouzi et son frere Panaiotaki, executes en tant que tels, le premier le 8 et le second 20 novembre 1812(107).
26.
130 (...) Il est question de l`entree dans Iași des troupes russes, de la prise en captivite du prince regnant de Moldavie par les Russes (Scarlat Callimaque), de l`attribution des trones moldave et valaque a Constantin Alexandre Ypsilant, ramene a cet effet de Russie, de l`echec des negociations de paix tenues a Iași au printemps 1809.
131-2 (...) On y trouve, enfin, le recit de la peine infligee par la Porte a ceux consideres coupables de la conclusion hative de la paix avec la cession en faveur des russe „de la partie sur la gauche du Prut”. (...) [la chronique des Sion]: „(...) Le 8 de ce mois [decembre] est venu aussi de Russie Sa Seigneurie Costandin Alexandru Ipsilant le voivode et il reste a Iași seulement jusquau 12 decembre et il prit son depart a nouveau vers la Valachie, comme Prince des 2 pays, (...).
Dans l`annee 1810, au mois de juillet, ils ont ramene aussi a Iași Sa Seigneurie Scarlat Callimaque, captif de l`armee russe avec 19 gens de sa cour et en aout ils l`ont envoye en Russie ou il demeure jusqu`a la paix.
En l`annee 1809 s`est rendu a Iași le Reiz-effendi [ministre des affaires etrangeres] avec le prince Dimitraki Morouzi afin de conclure la paix, mais pour le multiple raison la paix ne fut pas conclue et en 1809, en mars, il sont partis sans aucun succes, traversant le Danube vers le Vizir; et le combat continue. En 1809, aout le 5, les troupes russes traverserent egalement le Danube, a Galați, prenant Tulcea, Isaccea et quelque autres, (...). Et en 1812, juillet le 3, la paix fu conclue entre la Porte ottomane et la Cour de Russie, a Bucarest, se trouvant le Reiz-effendi et le prince Dimitraki Morouzi, le grand drogman, et cedant les Turcs aux Russes la partie sur la gauche du Prut. Et de la sorte est revenu de la captivite Sa Seigneurie Scarlat Callimaque et il est redevenu Prince de la Moldavie, revetant le cafetan du regne a la place de Sa Seigneurie a Tsarigrade le prince Iancu Callimaque... (...)
Dans l`an 1812, en octobre, se rendant a Șumla, chez le Vizir, Reiz-effendi et le drogman, le prince Dimitraki Morouzi, apres la conclusion de la paix, le Vizir fait trancher la tete du prince Dimitraki, le rendant responsable de s`etre depeche a conclure de la paix, trahissant par la cession de la partie sur la gauche du Prut. A Tsarigrade les janissaires ont execute aussi son frere Panaiotaki, l`accusant de s`etre uni avec son frere le drogman; la sauvegarde de la vie d`Alexandre Morouzi le Voivode n`a tenu qu`a un fil”(ms. roum. 298 BAR, ff. 187v -189r).
Conclusions
28.
135 Le terme Basarabia represent un derive en champ roumain du patronyme plus ancien Basarab(a), d`origine turque (cumane), appartenant a la noble ligne qui fonda au cours de la premiere moitie du XIVe siecle la principaute de Valachie.
Ce terme a pu etre releve des la premiere moitie du XIVe siecle et ensuite jusqu`au commencement du XVIe siecle dans diverses sources de l`interieur et sourtout de l`exterieur de la principaute (sources serbes, ....)(...).
136 (...) la cite de Chilia qui sera transfere en 1484, en meme temps que Cetatea Albă, puis avec d`autres cites et territoires moldaves de cette zone sous l`administration turque. Comme le territoire le plus etendu de la zone en question, colonise par les Turcs avec des Tatares fut „baptise” par ses nouveaux maîtres du nom de Bugeac, angle, un phenomene synonymie conduisit au nom de Basarabia-Bugeac (avec ou sans Tighina, appele par les Turcs Bender, porte, nom adopte plus tard par les Russes). (...)
Une importante mutation de cette acception du terme respectif allait intervenir au commencement du XIXe siecle, a la suite de la guerre russo-turque en 1806 et conclue en 1812 par la Paix de Bucarest. Par ce traite, l`Empire russe realisait un nouveau „pas” vers les Balkans, dans son incessante tentative de se rapprocher de l`antique Byzance et des detroits, „engloutissant” cette fois la moitie orientale de la Moldavie, avec le Danube et son bras le plus important, Chilia, (...).
Notes (138-150)
1 = Il est incontestable că le nom propre Basaraba, (...), est un nom propre turc, herite des Coumans qui parlent le turc. Il se compose de Basar + Aba, le premier terme est l`aoriste basar du verbe basmak „presser, dominer, imprimer” et le second, correspondant du nom „pere”. Donc un nom propre avec le sens de „pere dominateur”, pris sans doute comme nom de personne... Les deux, le pere et le fils, etaient deja roumanises, ils etaient tout simplement des Roumains orthodoxes, qui ont edifie la celebre eglise de style byzantin Sfântul Nicolae Domnesc, (...). Seul leur nom indique une ascendence coumane. (A. Decei, Relații româno-orientale, București, 1978, p. 196)
7 = D`origine turque; passe chez les Russes des le XVIe siecle, l`arșin mesurait 0,7112 m, cependant que la coudee, generalement connue en tant quunite de mesure dans les deux principautes roumaines, mesurait 0,664 m en Valachie et 0,637 m en Moldavie
13 = (...) „(...); mais la Bessarabie (dans son acception etroite) fut tot conquies par les Turcs, (...)” (Icoana pământului sau carte de geografie par Ioan Rus, professeur de chronologie, geographie et histoire universelle au Lycee diocesain de Blaj. A Blaj, a la Typographie du Seminaire, 1842, t. II, p. 305)
16 = La Dobroudja (cf. aussi la carte no 1, d`apres la Chronographia Moldovei de G. Reychersdorff, Vienne, 1541); „... la Vallachia, alla quae pose questo nome, che hoggi ritiene corotto, Flaco, manadatovi del Senato con alcune colonie per reprimere le tante genti Barbare, dove dimoro, temendosi molto ad questa parte; (...); (...): la diamandano Vallachia Inferiore e Moldavia, con che contermina la Bessarabia e la Sirfia...” (L`universale Fabrica del Mondo overo Cosmografia..., Venezia, 1582, p. 154).
17 = „arpos Mysiae Inferioris populi. Ptolemaeus. Bessarabia ibi hodie”. (Abrahami Ortelli Antverpiani Thesaurus Geographicus recognitus et auctus... Anverpiae... 1596) (cf. la carte no 5)
18 = „Bessarabia, provincia regni Hungariae, que nunc dicitur Bessarabia; estque inter Podoliam, Moldaviam, Danubium fluvium et mare Nigrum, sub dominio Turcorum, ibi urbs praecipua Moncastrum et Tartari populi aliquot” (Lexicon Geographicum in quo universi orbis, urbes, provinciae, regna, maria et flumina recesentur ilud primum in lucem edidit Philippus Ferrarius Alexandrinus... Nunc Michel Antonius Baudrand... hanc editionem emendavit... Parisiis... 1670, p. 115)
20 = „... nous nou embarquames sur ce fleuve [le Dabube] pour nous rendre a Kili, qui est une petite ville de la Bessarabie, ou l`on nous assura que nous trouverions une saique prete a mettre la voile pour Constantinople” (Voyage en divers Etats d`Europe et d`Asie, entrepris pour decouvrir un nouveau chemin a la Chine..., Paris, 1692, p. 354)
21 = „Bessarabie, Bessarabia. Province de Turquie, en Europe.(...); elle a au midi le Danube, qui la separe de la Bulgarie et au levant la Mer Noire et (...). (...) Maintenant il est sous la domination des Turcs, qui le divisent en trois Sangiacats ou petit Gouvernements. (...)” (Dictionnaire geographique universel contenant une description exacts des Etats, royaumes, villes, forteresses, montagnes, caps, îles, presque`îles, lacs, mers, golfs, detroits etc de l`Univers... Utrecht , 1712, p. 176-177)
22 = „(...) voyant [le general de Turcs] que l`armee polonaise retournait sur ses pas, quelle n`avait point pris le parti d`avancer jusqu`en la Bessarabie, comme on se l`etait persuade a la Porte, crut avoir rempli tous les ordres de l`empereur ottoman et de son conseil, songea la retraite.” (Memoirs pour servir a l`histoire de la vie et des actions de Jean Sobieski III du nom, roi de Pologne, par Philippe Dupont, attache a ce prince en qualite d`ingenieur en chef de l`artillerie. Publiees apres manuscrit par J. Janicki, Varsovie, 1885. Biblioteka Ordynacyi Krasinskich. Museum Konstantego Swidzinskiego, tome VIII, pp. 201, 204, 211)
28 = „Moldavie... (...) et en 1812, la Porte a cede a lempereur de Russie toute la partie de la meme province situee sur la rive gauche du Pruth...” (Dictionnaire geographique. Deuxieme edition. Tome II, Paris, 1820, p. 206)
35 = Landtafel des Ungerlande, Polande, Russen, Littow, Walachei und Bulgarei (Dimancesco, Monumenta..., p. 25.)
38 = Romaniae quae olim Thracia dicta vicinorum regionum uti Bulgariae Walachiae... (Dimancesco, Monumenta..., p. 49)
41 = Romania, Bulgaria, Walachia et Syrfia (Dimancesco, Monumenta..., p. 67)
42 = Walachia, Servia, Romania, Bulgaria, (Dimancesco, Monumenta..., p. 75, 79)
43 = W. J. Blacu, Danubius fluvius Europae maximus a fontibus ad ostia (Dimancesco, Monumenta..., p. 83)
44 = N. Sanson, Estats de l`Empire des Turcs en Europe et pays circumvoisins (Dimancesco, Monumenta..., p. 86)
45 = H. Jaillot, Carte de la Haute et Basse Hongrie, Transylvanie, Moldavie, Valachiae, Sclavonie et Croatie (Dimancesco, Monumenta..., p. 87)
46 = William Berry, The States of the Empire des Turks in Europe. The Kingdom of Hungary..., Transilvania, Moldavia, Valachia, Croacia, Bosnia, Dalmatia, Servia, Bulgaria (Dimancesco, Monumenta..., p. 89, 90)
47 = Corsa del Danubio da Belgrado fino al Mar Nero con le Provincie che intorno al medesimo si trovano, Moldavia et Valachia (Dimancesco, Monumenta..., p. 94, 95)
48 = Estats de lEmpire des Turques en Europe... principautes tributaires: Transilvanie, Valaquie, Moldavie, la Petite Tartarie et la Republique de Raguse. Le Cours du Danube depuis sa source jusqua ses embouchures (Dimancesco, Monumenta..., p. 98, 99)
51 = Exactissima Tabula qua tam Danubii Fluvii pars Inferior... (Dimancesco, Monumenta..., p. 109)
52 = Walachia, Servia, Bulgaria, Romania (Dimancesco, Monumenta..., p. 110)
54 = Transylaniae, Moldaviae, Walachiae, Bulgariae nova et accurata. Delineatio opera et fontibus Tob. Conr. Lotter... (Dimancesco, Monumenta..., p. 116)
55 = Turkey in Europe (Dimancesco, Monumenta..., p. 117)
57 = Hungaria, Transilvania, Servia, Romania, Bulgaria, Walachia, Moldavia... (Dimancesco, Monumenta..., p. 119)
62 = Troisieme partie de la Carte d`Europe contenant le midi de la Russie, la Pologne et la Hongrie, la Turquie, publiee sous les auspices de Monseigneur Louis Philippe d`Orleans, Duc d`Orleans, par le Sr. DAnville de l`Academie Royale des Belles Lettres... (Dimancesco, Monumenta..., p. 135)
63 = Turquie Europeenne (Dimancesco, Monumenta..., p. 136)
64 = Tabula Geographica continens Despotatus Wallachiae atque Moldavie, Provinciam Bessarabiae sub clientela Turcica itemque Provinciam polonicam Podoliae (Dimancesco, Monumenta..., p. 138)
65 = Map of the present Seat of War between the Russians, Poles and Turks... (Dimancesco, Monumenta..., p. 142)
69 = Principati di Moldavia e Vallachia tratti dalle Carte dell`Impero Ottomano... (Dimancesco, Monumenta..., p. 146)
70 = Mapa Geografica de la Turquia Europea segun los majores mapas, viages y noticias (Dimancesco, Monumenta..., p. 150)
72 = Eastern part of the Mediterranean Sea... (Dimancesco, Monumenta..., p. 152)
74 = L`Ungheria e la Turchia Europea delineate sulla ultime osservazioni e divise nello loro respettive Provincie per servire di Teatro alla Guerra presente (Dimancesco, Monumenta..., p. 157)
75 = A new Map of Turkey in Europe, divided into allso its Provinces;with the Adjacent Countries in Europe and Asia. Drawn chiefly from the Maps published by the Imperial Academy of. St. Petersburg. Turkey in Europe (Dimancesco, Monumenta..., p. 158, 162)
76 = Karte von dem Oschmanischen Reiche in Europa nach D`Anville, Schmidt und Santini. Neu verzeichnet herausgegeben von Franz Joh. Jos. von Reilly (Dimancesco, Monumenta..., p. 164)
78 = A new Map of Turkey in Europe, divided into allso its Provinces, from the Best Authorities; A new Map of Europe from the Best Authorities (Dimancesco, Monumenta..., p. 168, 170)
79 = Charte von Ungarn... ingl. dem Schwarzen Meer und der Turkey... (Dimancesco, Monumenta..., p. 169)
83 = European Dominions of the Ottomans, or Turkey in Europe, London, 1795. Published by W. Faden, Geog. to the King and to HRH the Prince of Wales (BAR, carte C XLI 77)
84 = Turkey in Europe, London, 1809. (Dimancesco, Monumenta..., p. 177)
89 = Charte vom Turkischen Reiche in Europa, nach den neusten astronomischen Ortsbestimmungen entwerfen und gezeichnet von ICM Reinecke. Neue berichtige Ausgabe nach dem Frieden von Bukarest den 14 July 1812. Weimar, im Verlage des Geogr. Instituts, 1820 (Dimancesco, Monumenta..., p. 183)
90 = Hungary and Turkey in Europe. Drawn and Engraved for Dr. Playfair`s Atlas. Edinburgh. Published by Macredie Skelly and Co, 1821 (Dimancesco, Monumenta..., p. 184)
93 = Turquia Europea y Grecia, Madrid, 1834 (Dimancesco, Monumenta..., p. 184)
107 = (...); Ion I. Nistor, Războiul ruso-turc din 1806-1812 și pierderea Basarabiei, „Codrul Cosminului”, X (1936-1939), Cernăuți, 1940, p. 48-50.
1 = Il est incontestable că le nom propre Basaraba, (...), est un nom propre turc, herite des Coumans qui parlent le turc. Il se compose de Basar + Aba, le premier terme est l`aoriste basar du verbe basmak „presser, dominer, imprimer” et le second, correspondant du nom „pere”. Donc un nom propre avec le sens de „pere dominateur”, pris sans doute comme nom de personne... Les deux, le pere et le fils, etaient deja roumanises, ils etaient tout simplement des Roumains orthodoxes, qui ont edifie la celebre eglise de style byzantin Sfântul Nicolae Domnesc, (...). Seul leur nom indique une ascendence coumane. (A. Decei, Relații româno-orientale, București, 1978, p. 196)
7 = D`origine turque; passe chez les Russes des le XVIe siecle, l`arșin mesurait 0,7112 m, cependant que la coudee, generalement connue en tant quunite de mesure dans les deux principautes roumaines, mesurait 0,664 m en Valachie et 0,637 m en Moldavie
13 = (...) „(...); mais la Bessarabie (dans son acception etroite) fut tot conquies par les Turcs, (...)” (Icoana pământului sau carte de geografie par Ioan Rus, professeur de chronologie, geographie et histoire universelle au Lycee diocesain de Blaj. A Blaj, a la Typographie du Seminaire, 1842, t. II, p. 305)
16 = La Dobroudja (cf. aussi la carte no 1, d`apres la Chronographia Moldovei de G. Reychersdorff, Vienne, 1541); „... la Vallachia, alla quae pose questo nome, che hoggi ritiene corotto, Flaco, manadatovi del Senato con alcune colonie per reprimere le tante genti Barbare, dove dimoro, temendosi molto ad questa parte; (...); (...): la diamandano Vallachia Inferiore e Moldavia, con che contermina la Bessarabia e la Sirfia...” (L`universale Fabrica del Mondo overo Cosmografia..., Venezia, 1582, p. 154).
17 = „arpos Mysiae Inferioris populi. Ptolemaeus. Bessarabia ibi hodie”. (Abrahami Ortelli Antverpiani Thesaurus Geographicus recognitus et auctus... Anverpiae... 1596) (cf. la carte no 5)
18 = „Bessarabia, provincia regni Hungariae, que nunc dicitur Bessarabia; estque inter Podoliam, Moldaviam, Danubium fluvium et mare Nigrum, sub dominio Turcorum, ibi urbs praecipua Moncastrum et Tartari populi aliquot” (Lexicon Geographicum in quo universi orbis, urbes, provinciae, regna, maria et flumina recesentur ilud primum in lucem edidit Philippus Ferrarius Alexandrinus... Nunc Michel Antonius Baudrand... hanc editionem emendavit... Parisiis... 1670, p. 115)
20 = „... nous nou embarquames sur ce fleuve [le Dabube] pour nous rendre a Kili, qui est une petite ville de la Bessarabie, ou l`on nous assura que nous trouverions une saique prete a mettre la voile pour Constantinople” (Voyage en divers Etats d`Europe et d`Asie, entrepris pour decouvrir un nouveau chemin a la Chine..., Paris, 1692, p. 354)
21 = „Bessarabie, Bessarabia. Province de Turquie, en Europe.(...); elle a au midi le Danube, qui la separe de la Bulgarie et au levant la Mer Noire et (...). (...) Maintenant il est sous la domination des Turcs, qui le divisent en trois Sangiacats ou petit Gouvernements. (...)” (Dictionnaire geographique universel contenant une description exacts des Etats, royaumes, villes, forteresses, montagnes, caps, îles, presque`îles, lacs, mers, golfs, detroits etc de l`Univers... Utrecht , 1712, p. 176-177)
22 = „(...) voyant [le general de Turcs] que l`armee polonaise retournait sur ses pas, quelle n`avait point pris le parti d`avancer jusqu`en la Bessarabie, comme on se l`etait persuade a la Porte, crut avoir rempli tous les ordres de l`empereur ottoman et de son conseil, songea la retraite.” (Memoirs pour servir a l`histoire de la vie et des actions de Jean Sobieski III du nom, roi de Pologne, par Philippe Dupont, attache a ce prince en qualite d`ingenieur en chef de l`artillerie. Publiees apres manuscrit par J. Janicki, Varsovie, 1885. Biblioteka Ordynacyi Krasinskich. Museum Konstantego Swidzinskiego, tome VIII, pp. 201, 204, 211)
28 = „Moldavie... (...) et en 1812, la Porte a cede a lempereur de Russie toute la partie de la meme province situee sur la rive gauche du Pruth...” (Dictionnaire geographique. Deuxieme edition. Tome II, Paris, 1820, p. 206)
35 = Landtafel des Ungerlande, Polande, Russen, Littow, Walachei und Bulgarei (Dimancesco, Monumenta..., p. 25.)
38 = Romaniae quae olim Thracia dicta vicinorum regionum uti Bulgariae Walachiae... (Dimancesco, Monumenta..., p. 49)
41 = Romania, Bulgaria, Walachia et Syrfia (Dimancesco, Monumenta..., p. 67)
42 = Walachia, Servia, Romania, Bulgaria, (Dimancesco, Monumenta..., p. 75, 79)
43 = W. J. Blacu, Danubius fluvius Europae maximus a fontibus ad ostia (Dimancesco, Monumenta..., p. 83)
44 = N. Sanson, Estats de l`Empire des Turcs en Europe et pays circumvoisins (Dimancesco, Monumenta..., p. 86)
45 = H. Jaillot, Carte de la Haute et Basse Hongrie, Transylvanie, Moldavie, Valachiae, Sclavonie et Croatie (Dimancesco, Monumenta..., p. 87)
46 = William Berry, The States of the Empire des Turks in Europe. The Kingdom of Hungary..., Transilvania, Moldavia, Valachia, Croacia, Bosnia, Dalmatia, Servia, Bulgaria (Dimancesco, Monumenta..., p. 89, 90)
47 = Corsa del Danubio da Belgrado fino al Mar Nero con le Provincie che intorno al medesimo si trovano, Moldavia et Valachia (Dimancesco, Monumenta..., p. 94, 95)
48 = Estats de lEmpire des Turques en Europe... principautes tributaires: Transilvanie, Valaquie, Moldavie, la Petite Tartarie et la Republique de Raguse. Le Cours du Danube depuis sa source jusqua ses embouchures (Dimancesco, Monumenta..., p. 98, 99)
51 = Exactissima Tabula qua tam Danubii Fluvii pars Inferior... (Dimancesco, Monumenta..., p. 109)
52 = Walachia, Servia, Bulgaria, Romania (Dimancesco, Monumenta..., p. 110)
54 = Transylaniae, Moldaviae, Walachiae, Bulgariae nova et accurata. Delineatio opera et fontibus Tob. Conr. Lotter... (Dimancesco, Monumenta..., p. 116)
55 = Turkey in Europe (Dimancesco, Monumenta..., p. 117)
57 = Hungaria, Transilvania, Servia, Romania, Bulgaria, Walachia, Moldavia... (Dimancesco, Monumenta..., p. 119)
62 = Troisieme partie de la Carte d`Europe contenant le midi de la Russie, la Pologne et la Hongrie, la Turquie, publiee sous les auspices de Monseigneur Louis Philippe d`Orleans, Duc d`Orleans, par le Sr. DAnville de l`Academie Royale des Belles Lettres... (Dimancesco, Monumenta..., p. 135)
63 = Turquie Europeenne (Dimancesco, Monumenta..., p. 136)
64 = Tabula Geographica continens Despotatus Wallachiae atque Moldavie, Provinciam Bessarabiae sub clientela Turcica itemque Provinciam polonicam Podoliae (Dimancesco, Monumenta..., p. 138)
65 = Map of the present Seat of War between the Russians, Poles and Turks... (Dimancesco, Monumenta..., p. 142)
69 = Principati di Moldavia e Vallachia tratti dalle Carte dell`Impero Ottomano... (Dimancesco, Monumenta..., p. 146)
70 = Mapa Geografica de la Turquia Europea segun los majores mapas, viages y noticias (Dimancesco, Monumenta..., p. 150)
72 = Eastern part of the Mediterranean Sea... (Dimancesco, Monumenta..., p. 152)
74 = L`Ungheria e la Turchia Europea delineate sulla ultime osservazioni e divise nello loro respettive Provincie per servire di Teatro alla Guerra presente (Dimancesco, Monumenta..., p. 157)
75 = A new Map of Turkey in Europe, divided into allso its Provinces;with the Adjacent Countries in Europe and Asia. Drawn chiefly from the Maps published by the Imperial Academy of. St. Petersburg. Turkey in Europe (Dimancesco, Monumenta..., p. 158, 162)
76 = Karte von dem Oschmanischen Reiche in Europa nach D`Anville, Schmidt und Santini. Neu verzeichnet herausgegeben von Franz Joh. Jos. von Reilly (Dimancesco, Monumenta..., p. 164)
78 = A new Map of Turkey in Europe, divided into allso its Provinces, from the Best Authorities; A new Map of Europe from the Best Authorities (Dimancesco, Monumenta..., p. 168, 170)
79 = Charte von Ungarn... ingl. dem Schwarzen Meer und der Turkey... (Dimancesco, Monumenta..., p. 169)
83 = European Dominions of the Ottomans, or Turkey in Europe, London, 1795. Published by W. Faden, Geog. to the King and to HRH the Prince of Wales (BAR, carte C XLI 77)
84 = Turkey in Europe, London, 1809. (Dimancesco, Monumenta..., p. 177)
89 = Charte vom Turkischen Reiche in Europa, nach den neusten astronomischen Ortsbestimmungen entwerfen und gezeichnet von ICM Reinecke. Neue berichtige Ausgabe nach dem Frieden von Bukarest den 14 July 1812. Weimar, im Verlage des Geogr. Instituts, 1820 (Dimancesco, Monumenta..., p. 183)
90 = Hungary and Turkey in Europe. Drawn and Engraved for Dr. Playfair`s Atlas. Edinburgh. Published by Macredie Skelly and Co, 1821 (Dimancesco, Monumenta..., p. 184)
93 = Turquia Europea y Grecia, Madrid, 1834 (Dimancesco, Monumenta..., p. 184)
107 = (...); Ion I. Nistor, Războiul ruso-turc din 1806-1812 și pierderea Basarabiei, „Codrul Cosminului”, X (1936-1939), Cernăuți, 1940, p. 48-50.
IV.Considerations finales
2.
152 (...) Notons a ce propos (...), l`affaiblissement de plus en plus accuse de la force militaire turque, les guerres russo-turque et leur issues determinees par cet affaiblissement, (...) et aussi pour profiter a son tour [l`Autriche] de la faiblesse des Ottomans, (...).
(...) Elle [la Moldavie] devait se trouver confrontee a des voisins des plus dangereux: voisine et dependante de la Porte, (...).
153 (...) Les retentissantes victoires du roi polonais Jean Sobieski III contre les Turcs qui assiegeaiaent Vienne en 1683, apres celle de Hotin contre les memes en 1673, (...).
3.
153 (...); Basarabia, dapres une zone limitee du sud-est de lespace compris entre le Dniester et le Prut (possesion initiale de la Valachie, puis de la Moldavie, pour finir sous l`administration directe des Turcs).
4.
154 Nous avond evoque dans la chapitre la gene, sinon les regrets meme de limperatrice Marie Therese a ce propos de ce que sur le parcours des negociations turco-autrichiennes des annees 1773-1776 etait devenue la soi-disante „affaire moldave”. Le fait est note egalement dans un ouvrage anglais sur la Bucovine, paru en 1920 sous les auspices dune section speciale du Foreign Office, concue pour venir en aide aux delegues britanniques a la Conference de Paix de Paris. Voici le paragraphe: „The final Convention of May 12, 1776 (il s`agit de la convention turco-autrichienne signee a Balamutca, sur le Dniester, en amont de Hotin) ceded to Austria a territory of 4035 square miles, with a population of 70000 habitants. (...)”
7.
158 (...) En depit de ce que les Russes, en 1812, quand ils s`etaient empares de la Bessarabie, se posaient en „liberateurs de leurs freres orthodoxes” vivant dans les Principautes roumaines sous le joug ottoman, (...).
Notes (165-171)
7 = (...) En voici un paragraphe tire de la version roumaine de cette chronique [Miron Costin, Chronika ziem molddawskich y multanskich, 1677] version due a P: P. Panaitescu: „Le nom le plus veridique, authentique, depuis al premiere fondation par Trajan est Rumân ou Romans, lequel nom ce peuple la conserve toujours entre les siens... jusqu`a aujourd`hui ce meme nom est donne en general aux Valaques et aux Moldaves et a ceux qui habitent dans le pays de Transylvanie. Rumân est un nom modifie au cours du temps de Roman; et aujourd`hui quand je demande a quelqu`un s`il connaît le moldave, je dis: știi rumânește, presque comme: scis romanice” (Opere, ed. P. P. Panaitescu, București, 1958, p. 207)
8 = Dans le manuscrit respectif, un chronographe traduit en roumain depuis les editions venitiennes parues dans la quatrieme decennie du XVIIIe siecle des chroniques grecques du metropolite Dorothee de Monembasie et de Matthieu Kigalas de Chypre, le copiste moldave Gheorghe le scribe, fils d`Andronic, nous apprend des le debut que l`ecrit a ete rendu „d`un livre grec en langue inteliligible roumaine par Pătrașcu Danovici”, (...).
2.
152 (...) Notons a ce propos (...), l`affaiblissement de plus en plus accuse de la force militaire turque, les guerres russo-turque et leur issues determinees par cet affaiblissement, (...) et aussi pour profiter a son tour [l`Autriche] de la faiblesse des Ottomans, (...).
(...) Elle [la Moldavie] devait se trouver confrontee a des voisins des plus dangereux: voisine et dependante de la Porte, (...).
153 (...) Les retentissantes victoires du roi polonais Jean Sobieski III contre les Turcs qui assiegeaiaent Vienne en 1683, apres celle de Hotin contre les memes en 1673, (...).
3.
153 (...); Basarabia, dapres une zone limitee du sud-est de lespace compris entre le Dniester et le Prut (possesion initiale de la Valachie, puis de la Moldavie, pour finir sous l`administration directe des Turcs).
4.
154 Nous avond evoque dans la chapitre la gene, sinon les regrets meme de limperatrice Marie Therese a ce propos de ce que sur le parcours des negociations turco-autrichiennes des annees 1773-1776 etait devenue la soi-disante „affaire moldave”. Le fait est note egalement dans un ouvrage anglais sur la Bucovine, paru en 1920 sous les auspices dune section speciale du Foreign Office, concue pour venir en aide aux delegues britanniques a la Conference de Paix de Paris. Voici le paragraphe: „The final Convention of May 12, 1776 (il s`agit de la convention turco-autrichienne signee a Balamutca, sur le Dniester, en amont de Hotin) ceded to Austria a territory of 4035 square miles, with a population of 70000 habitants. (...)”
7.
158 (...) En depit de ce que les Russes, en 1812, quand ils s`etaient empares de la Bessarabie, se posaient en „liberateurs de leurs freres orthodoxes” vivant dans les Principautes roumaines sous le joug ottoman, (...).
Notes (165-171)
7 = (...) En voici un paragraphe tire de la version roumaine de cette chronique [Miron Costin, Chronika ziem molddawskich y multanskich, 1677] version due a P: P. Panaitescu: „Le nom le plus veridique, authentique, depuis al premiere fondation par Trajan est Rumân ou Romans, lequel nom ce peuple la conserve toujours entre les siens... jusqu`a aujourd`hui ce meme nom est donne en general aux Valaques et aux Moldaves et a ceux qui habitent dans le pays de Transylvanie. Rumân est un nom modifie au cours du temps de Roman; et aujourd`hui quand je demande a quelqu`un s`il connaît le moldave, je dis: știi rumânește, presque comme: scis romanice” (Opere, ed. P. P. Panaitescu, București, 1958, p. 207)
8 = Dans le manuscrit respectif, un chronographe traduit en roumain depuis les editions venitiennes parues dans la quatrieme decennie du XVIIIe siecle des chroniques grecques du metropolite Dorothee de Monembasie et de Matthieu Kigalas de Chypre, le copiste moldave Gheorghe le scribe, fils d`Andronic, nous apprend des le debut que l`ecrit a ete rendu „d`un livre grec en langue inteliligible roumaine par Pătrașcu Danovici”, (...).
Liste de cartes (173-176)
2. S. Munster, Landtafel des Ungerlande, Polande, Russen, Littow, Walachei und Bulgarei, 1550.
3. J. Castaldo, Romaniae quae olim Thracia dicta vicinorum regionum uti Bulgariae Walachiae..., 1584.
5.A. Ortelius, Romania, Bulgaria, Walachia et Syrfia.1601.
6.G. Mercator,Walachia, Servia, Bulgaria, Romania, 1602, 1636.
7.H. Jaillot, Carte de la Haute et Basse Hongrie, Transylvanie, Moldavie, Valachiae, Sclavonie et Croatie, 1664.
9.N. Visscher, Exactissima Tabula qua tam Danubii Fluvii pars Inferior..., 1706.
10.G. Valk & P. Schenk, Walachia, Servia, Bulgaria, Romania, 1708.
11.Tob. Conr. Lotter, Transylvaniae, la Moldaviae, Walachiae, Bulgariae nova et accurata..., 1722.
14.G. Grierson, Map of... Black Sea, 1743.
15.I. M. Hasius, Carte de Hongrie en general, contenant selon la division ancienne et methodique la Hongrie en particulier, la Croatie, la Dalmatie, la Bosnie, la Servie, la Bulgarie; la Principaute de Transylvanie, les Despotats de Walachie et de Moldaviae..., 1744.
20.S. Dunn, Hungary and Transylvania with Croatia and Sclavonia, also Moldavia and Valakia..., London, 1744.
23.Rizzi Zanoni, Principati di Moldavia e Vallachia tratti delle Carte dell`Impero Ottomano..., Venezia, 1782.
24.Tomas Lopez, Mapa Geografico de la Turquia Europea, segun les mejores mapas, viages y noticias, Madrid, 1784.
26.Th. Kitchin, Eastern part of the Mediterranean Sea.., 1787.
28.R. Sayer, A new Map of Turkey in Europe, divided into allso its Provinces;with the Adjacent Countries in Europe and Asia. Drawn chiefly from the Maps published by the Imperial Academy of. St. Petersburg..., 1789.
29.Franz Joh. Jos. von Reilly, Karte von dem Oschmanischen Reiche in Europa nach D`Anville, Schmidt und Santini..., 1796.
31.John Cary, A New Map of Turkey in Europe divided into its Provinces, from the Best Authorities, 1804.
33.G. F.Uz, Charte von Ungarn... ingl. dem Schwarzen Meer und der Turkey..., 1803.
34.Rigas Velestinilis, „Genike harta ten Moldavias”, 1804.
38.European Dominions of the Ottomans, or Turkey in Europe, London, 1795. Published by W. Faden, Geog. to the King and to HRH the Prince of Wales.
39.R. Wilkinson, Turkey in Europe..., London, 1809.
43.Turkey in Europe, Pinkerton`s Modern Atlas, 1814.
44.Charte vom Turkischen Reiche in Europa, nach den neusten astronomischen Ortsbestimmungen entwerfen und gezeichnet von ICM Reinecke. Neue berichtige Ausgabe nach dem Frieden von Bukarest den 14 July 1812. Weimar, im Verlage des Geogr. Instituts, 1820.
45.Hungary and Turkey in Europe. Drawn and engraved for Dr. Playfair`s Atlas. Edinburgh..., 1821.
47.P. Alabern, Turquia Europea y Grecia, Madrid, 1834.
2. S. Munster, Landtafel des Ungerlande, Polande, Russen, Littow, Walachei und Bulgarei, 1550.
3. J. Castaldo, Romaniae quae olim Thracia dicta vicinorum regionum uti Bulgariae Walachiae..., 1584.
5.A. Ortelius, Romania, Bulgaria, Walachia et Syrfia.1601.
6.G. Mercator,Walachia, Servia, Bulgaria, Romania, 1602, 1636.
7.H. Jaillot, Carte de la Haute et Basse Hongrie, Transylvanie, Moldavie, Valachiae, Sclavonie et Croatie, 1664.
9.N. Visscher, Exactissima Tabula qua tam Danubii Fluvii pars Inferior..., 1706.
10.G. Valk & P. Schenk, Walachia, Servia, Bulgaria, Romania, 1708.
11.Tob. Conr. Lotter, Transylvaniae, la Moldaviae, Walachiae, Bulgariae nova et accurata..., 1722.
14.G. Grierson, Map of... Black Sea, 1743.
15.I. M. Hasius, Carte de Hongrie en general, contenant selon la division ancienne et methodique la Hongrie en particulier, la Croatie, la Dalmatie, la Bosnie, la Servie, la Bulgarie; la Principaute de Transylvanie, les Despotats de Walachie et de Moldaviae..., 1744.
20.S. Dunn, Hungary and Transylvania with Croatia and Sclavonia, also Moldavia and Valakia..., London, 1744.
23.Rizzi Zanoni, Principati di Moldavia e Vallachia tratti delle Carte dell`Impero Ottomano..., Venezia, 1782.
24.Tomas Lopez, Mapa Geografico de la Turquia Europea, segun les mejores mapas, viages y noticias, Madrid, 1784.
26.Th. Kitchin, Eastern part of the Mediterranean Sea.., 1787.
28.R. Sayer, A new Map of Turkey in Europe, divided into allso its Provinces;with the Adjacent Countries in Europe and Asia. Drawn chiefly from the Maps published by the Imperial Academy of. St. Petersburg..., 1789.
29.Franz Joh. Jos. von Reilly, Karte von dem Oschmanischen Reiche in Europa nach D`Anville, Schmidt und Santini..., 1796.
31.John Cary, A New Map of Turkey in Europe divided into its Provinces, from the Best Authorities, 1804.
33.G. F.Uz, Charte von Ungarn... ingl. dem Schwarzen Meer und der Turkey..., 1803.
34.Rigas Velestinilis, „Genike harta ten Moldavias”, 1804.
38.European Dominions of the Ottomans, or Turkey in Europe, London, 1795. Published by W. Faden, Geog. to the King and to HRH the Prince of Wales.
39.R. Wilkinson, Turkey in Europe..., London, 1809.
43.Turkey in Europe, Pinkerton`s Modern Atlas, 1814.
44.Charte vom Turkischen Reiche in Europa, nach den neusten astronomischen Ortsbestimmungen entwerfen und gezeichnet von ICM Reinecke. Neue berichtige Ausgabe nach dem Frieden von Bukarest den 14 July 1812. Weimar, im Verlage des Geogr. Instituts, 1820.
45.Hungary and Turkey in Europe. Drawn and engraved for Dr. Playfair`s Atlas. Edinburgh..., 1821.
47.P. Alabern, Turquia Europea y Grecia, Madrid, 1834.
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